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PARITÉ DU 3 POUR 100 ET DU 5 POUR

20 mars 1878.

Quelques personnes croient encore qu’il est utile de ne parler de conversion qu’au moment où on est résolu à la faire, et jusque-là de ne rien laisser pénétrer des intentions du gouvernement au sujet de cette opération.

Telle n’était pas l’opinion de M. de Villèle à cet égard.

Yoici ce qu’il disait dans son exposé des motifs de la conversion de 1824 :

« Notre rente a dépassé le pair. » (En effet le 5 pour 100 était coté 102 fr. 50.) « Elle se vend au-dessus avec la connaissance » d’un prochain remboursement ou d’une réduction des inté- » rêts à 4. Elle serait àllO et à 115 francs si la loyauté du » gouvernement ne l’eût porté à laisser pénétrer ses intentions » à mesure qu’il a conçu l’espérance de les réaliser. »

Dans le même esprit et afin qu’il n’y ait ni surprise ni mécompte pour personne, nous croyons devoir donner ci-dessous le tableau de la parité des cours du 3 pour 100 et du 5 pour 100, dans l’hypothèse où la conversion se ferait en donnant l’équivalent de 100 francs de rente 5 pour 100 en 3 pour 100 à

66 fr. 67, et en y comprenant le bénéfice résultant pour les rentiers du nouvel emprunt de 760 millions à faire avec les produits de la conversion.

Aux cours suivants du 3 pour 100, cette parité serait, pour le 5 pour 100 :

3 pour 100

5 pour

ÎOO

A 74 fr.,

de

112 fr. 22

So

Ainsi, on lé voit, au cours de 74, qui est aujourd’hui dé passé, le 5 pour 100 devrait valoir 112 fr. 22, ce qui constitue une large compensation de la réduction de 1/2 pour 100 qu’on ferait subir aux rentiers.

Au fur et à mesure de l’élévation du 3 pour 100, cette compensation s’accentuerait dans des proportions considérables, et si le 3 pour 100 atteignait, comme en 1852, le cours de 86 francs, cela équivaudrait à du 5 pour 100 à 132 fr. 22. Dans ce cas, le bénéfice que retirerait de la conversion le porteur du 5 pour 100 actuel serait considérable.

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