‹ Politique française et étrangèreChapitre 27 sur 76 · LA RÉPUBLIQUE VIVRA · texte numérisé non relu

LA RÉPUBLIQUE VIVRA

et soutenir le Gouvernement, mais surtout pour « l'observer »... La réponse de M. Waldeck-RDusseau fut très courte, mais si caractéristique que l'auteur de la motion s'empressa de la retirer.

M. Waldeck-Rousseau, président du Conseil, minislre de l'Intérieur et des Cultes. — Messieurs, je ne monte à la tribune que pour exprimer en quelques mots l'opinion du Gouvernement sur la proposition de M. Pourquery de Boisserin. Elle se ramène à cette idée que la République est en péril, que le Gouvernement lui-même Ta déclaré. >

Je réponds : la Chambre a voulu un Gouvernement de défense républicaine; ce n'est pas le devoir d'une heure, c'est le devoir de tout le temps. {Applaudissements à gauche.)

M. Pourquery de Boisserin. — Je demande la parole.

M. le Président du Conseil. — Quant à aller jusqu'à dire que la République soit en péril, ce serait visiblement dépasser de beaucoup la portée des appréciations qui ont suggéré à la Chambre son ordre du jour.

M. Paul de Cassagnac. — Alors, quelle est votre raison d'être?

M. le Président du Conseil. — Laissez-moi ajouter qu'à l'empressement qu'un certain nombre de membres de la Chambre paraissent manifester pour se rallier à la proposition de M. Pourquery de Boisserin, ma sécurité s'accroît et augmente. [Rires et applaudissements à gauche.)

Il ne me reste donc qu'un mot à dire : quand il s'agit de défendre les institutions ^vto\\^\\\^> V> meilleur moyen et le premier à&NoYt,, tife*\ ^ ****"

pecter la Constitution elle-même. (Vifs appla\ ments à gauche.)

Quatre jours après, le 4 juillet, M. Waldeck-Ro montait à la tribune pour lire le décret de clôti violentes interruptions s'élevaient des bancs de l'< tion sans que M. Waldeck-Rousseau y prêtât la m attention. Lorsqu'il descendit de la tribune, une santé manifestation se produisit. Tandis que la continuait de protester, les députés de la gauche maient le président du Conseil, et, à plusieurs re criaient :

— Vive la République!

M. Waldeck-Rousseau, s'arrôtant au milieu de 1 cycle et regardant les républicains, dit :

— Vous pouvez crier : « Vive la République! vivra !

Les applaudissements, redoublant de vigueur, z pagnèrent M. Waldeck-Rousseau jusqu'à sa sortit salle des séances.

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