‹ Politique française et étrangèreChapitre 30 sur 76 · LE PROCÈS DES ASSOMPTIONNISTES · texte numérisé non relu

LE PROCÈS DES ASSOMPTIONNISTES

tenir cette tradition — qu'on ne peut pas rendre un orateur responsable d'une sténographie ou d'un compte rendu qui ne lui a pas été soumis. [Très bien! très bien! à gauche. — Bruit à droite.)

Un mot encore. Si un magistrat, prenant les résultats généraux des élections, avait de lui-même tiré cette conclusion que tel et tel député appartenaient à telle ou telle opinion, il aurait évidemment manqué de mesure. (Mouvements divers.)

Je dis qu'il aurait manqué de mesure. Mais j'ai lu et relu, avec le souci qu'on doit apporter en pareille matière, les paroles qui constituent le texte même du réquisitoire; et je n'y ai rien trouvé de pareil. (Exclamations au centime et à droite.)

M. Napoléon Magne. — Dans quel journal?

M. Lucien Millevoye. — Reportez-vous au texte sténographique du Figaro!

M. le Président. — Mais enfin, messieurs, vous ne pouvez tous donner successivement votre opinion.

M. le Président du Conseil. — Quand la justice aura fait son œuvre, vous aurez un moyen de fixer les responsabilités : ce sera de demander au Gouvernement quel usage il a fait de sa prérogative ; mais jusque-là, — et c'est surtout pour le dire que je suis à cette tribune... (Exclamations à droite), — oui, messieurs, jusque-là, le Gouvernement ne peut pas admettre qu'on transporte ici le procès des assomptionnistes... (Applaudissements à gauche. — Interruptions adroite.)

M. le lieutenant-colonel du Halgouet. — C'est le procureur qui l'a fait!

M. Ferdinand Bougère. — La Chambre ne peut pas admettre non plus qu'on lui fasse sou ^\w&*>\

M. le Président du Conseil. — . . . fc\. t\tf ^v ^fe^ss^sak

«ne indignation mal fondée et prématurée, on tende surtout à affaiblir devant le tribunal lui-même l'autorité du magistrat chargé de requérir l'application de la loi. (Vifs applaudissements à gauche et à V extrême gmnche.)

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