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défendra, comme il les a toujours défendus, les intérêts de l'Algérie. (Très bien! très bien!)
Ce qu'il est encore exact de dire, c'est que, si la Chambre approuve ce programme, il restera le programme de demain; el je suis certain que s'il est appliqué, si avec ce régime nécessaire on arrive peu à peu à donner aux indigènes la sensation que notre administration s'occupe d'eux, non pas pour atteindre en eux ce qu'il y a d'inviolable et ce qu'il y a peut-être même d'incompressible, mais pour faciliter leur tâche, pour les amener dans la direction qu'il doivent suivre, à un état meilleur, nous aurons fait beaucoup pour la solution du problème de la sécurité en Algérie. (Très bien! très bien!)
Mais, messieurs, nous n'aurons pas tout fait; j'oserai même dire que tout ce que nous aurions fait demeurera inutile et que la sécurité vis-à-vis dès indigènes ne sera point assurée tant qu'elle restera compromise par certains Européens. (Très bien! très bien! à gauche.)
Je suis par là môme amené sur le terrain de certains événements qui se sont déroulés en Algérie.
Je n'ai nullement l'intention de mettre sous les yeux de la Chambre, je ne dis pas le récit des attentats contre les propriétés ou contre les personnes qui se sont produits depuis 1898; il faudrait, messieurs, sachez-le bien, plusieurs heures, non pas pour vous en faire connaître le résumé, mais simplement pour vous en lire le sommaire et la récapitulation.
Est-ce que ces événements n'ont pas eu un retentissement sur l'élément indigène? (Applaudissements à gauche et sur divers bancs au centre.)
Eh bien ! le péril était depuis longtemps signalé, signalé par les admimslr^leuts V^^Vws r&oorochés de
la capitale de l'Algérie, comme par les plus lointains, signalé par les chefs indigènes.
Mais depuis, certains faits nouveaux se. sont produits, les seuls d'ailleurs auxquels je m'arrêterai un instant. Les avertissements ont redoublé; ils sont devenus à la fois et plus nombreux et plus pressants. J'emprunte à un rapport de M. Bouchot, administrateur de Tenez, au préfet — je choisis ce rapport entre tant d'autres parce que Tenez est aux confins de TOranais — le paragraphe que voici :
« 11 y a sûrement moins à craindre du fâcheux exemple de Margueritte que des événements qui se déroulent à Alger en ce moment. Leur répercussion peut être autrement grave chez les indigènes. Ils se rendent parfaitement compte que l'anarchie règne dans la capitale de la colonie et sont au courant des articles injurieux qu'une presse inqualifiable publie sur le compte des représentants de l'autorité.
« Ils s'expliquent difficilement que ceux-ci n'aient pas les moyens de mettre fin à ces diffamations... »
M. Fihmin Faure. — C'est M. Lutaud qui les organise.
M. le Président du Conseil. — ... de mettre fin à ces diffamations par une répression immédiate et en rapport, par sa sévérité, avec le délit commis. »
Ceci est d'un administrateur européen. J'ai déjà dit à la Chambre — elle me croira, je pense, sur parole — que je prenais ce rapport entre beaucoup d'autres.
On a parlé d'une adresse émanant de notables indigènes. Permettez-moi, messieurs, de mettre sous vos yeux le passage le plus intéressant de cette adresse qui provient de chefs indigènes considérables, de chefs arabes intelligents, habitués à sentit ^\vs\\ wsv qui sont autour d'eux les momàte^ itkm\^5&m*ra^
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