LE PRÉTENDU MINISTERE DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE
Que puis-je penser de la bonne foi de M. Bourassa, qui affirme que nous voulons rétablir le ministère de l'instruction publique, quand le gouvernement, par la voix de son chef, à la dernière session et à la session précédente, a hautement déclaré son intention de n'en rien faire !
Ce ministère, on le lui a d'ailleurs cruellement rappelé à Saint Hyacinthe, il en a été le partisan jadis. Ce projet a été définitivement écarté il y a au delà de huit ans, à la session de 1899, après Un discours que je prononçais à l'Assemblée législative, à une époque où il fallait quelque courage pour le faire, devant une majorité hostile et où je me suis aliéné des amitiés qui m'étaient chères.
M. Bourassa aurait dû élever la voix alors qu'il eut été utile de le aire et il pourrait maintenant concentrer son effort sur autre chose fque la solution d'un problème qui a été résolu sans lui et même contre lui.