AGRANDISSEMENT DE LA PROVINCE
Je vous ai dit, eu trop peu de mots, ce que le parti libéral a fait pour cette province depuis 1897 ; il nous reste encore beaucoup de grandes choses à faire, et, pour les accomplir, messieurs, nous avons besoin de toute votre confiance.
Nous avons restauré nos finances ; nous allons maintenant voir à agrandir notre domaine nationale.
V ous le savez, il y a, au nord de notre province, une immense contrée qui géographiquement, en forme partie et qui devrait lui être annexée ; je veux parler de l'Ungava. Cette contrée est tout à fait isolée des autres provinces, dont elle est séparée par de grandes mers intérieures ; elle n'offre à ces provinces aucun avantage ou intérêt direct, et il ne peut y avoir d'objection à ce que ce territoire soit annexé à la province de Québec.
Il est incontestable qu'à raison de sa situation géographique, ce territoire prendrait de la valeur en devenant partie de la province de Québec ; car notre gouvernement est, plus que le gouvernement d'Ottawa, à portée de l'administrer et d'en développer les ressources naturelles, et cette annexion, tout en faisant de notre vieille province la plus grande des provinces du Dominion, profiterait indubitablement à tout le pays.