‹ Politique provinciale [microforme]Chapitre 19 sur 32 · MINISTRE DES TERRES ET FORETS · texte numérisé non relu

MINISTRE DES TERRES ET FORETS

A Longueuil, le 22 septembre 1907

Messieurs,

J'ai accepté avec plaisir l'invitation d'accompagner ici le premier ministre pour discuter les choses de la politique provinciale.

Beaucoup de personnes, dans ces derniers temps, ont élevé la voix, dans la presse et, plus particulièrement, à la tribune poprlaire, les unes pour blämer, les autres pour approuver, celles-ci pour défendre le régime actuel et celles-là pour le combattre. Parmi les critiques, nous retrouvons de vieil; connaissances, chantant des refrains connus, mais leurs raags se sont grossis de deux ou trois recrues qui font entendre des couplets nouveaux. Vous avez lu ces réquisitoires, vous en avez entendu quelques-uns, et vraiment il n’y a pas lieu de s’alarmer. Si vous supprimez les reproches de détail, les critirvres d'exécution, les habiletés de langage et quelques éclairs de char oratoire, si vous remettez au point surtout deux ou trois questions de faits qui ont été odieusement travesties, une conclusion irrésistible s'impose : les gouvernements libéraux n’ont rien fait, pendant la dernière décade, pour démériter de la confiance populaire.

Ces critiques se composent de deux groupes: la vicille garde, commandée par M. LeBlanc, et une escouade de francs-tireurs que dirige M. Bourassa.

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