‹ Politique provinciale [microforme]Chapitre 20 sur 32 · JE · texte numérisé non relu

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leurs luttes, leur passé haine commune : renverser l'honorable M. Goum à ux affaiblir Sir Wilfrid Laurier à Ottawa.

Ces hommes que tout divisait naguère, et leurs traditions, sont maintenant unis par une et poursuivent un but commun

Québec, pour arriver à mie Quant à M. LeBlanc, si les récriminations valaient quelque chose, si la vie n’était pas trop courte pour res 18€T constamment un passé mort, bien mort et pour ne jamais ress: isciter, il serait facile, en faisan: l’histoire des administrations conservatrices de 1892 à 1897, de rechercher si les mesieurs qui €2 faisaient partie ont toujours

vécu dans la région supérieure des principes.

M. BOURASSA pe )CTRINAIRE

Quant à M. Bourassa, parce qu’elle est plus hypocrite, sa tac tique est plus dangereuse. Que faut-il penser de son attitude ? Je suis l’un de ceux qui onteu pour M. Bourassa, dans le passé, t même de l'admiration. Il a souvent préconi-" des doctrines qui n'étaient pas les miennes. Ainsi, dans deux où trois circonstances, il à fait preuve d'une intransigeance extrême et que je ne puis approuver ; CAT L'art du gouvernement n'est pas la poursuite de l'idéal, de la perfection ultime, mais Ge dégager la meilleure solution possible au milieu des idées qui se heurtent et des passions qui s'entrechoquent. Les doctrinaires,—et M. Bourassa en est un,— ne veulent pas tenir compte de la réalité des choses, de ce qui est, mais seulement de ce qui devrait être, et c’est pour cela que, dans deux où trois circonstances, je Vai trouvé manifestement injuste envers sir Wilfrid Laurier. Mais au moins la note qui sonnait était haute et ses motifs paraissaient désintéressés. Pourquoi a-t-il tenu à descendre de ce piédestal, où ses admirateurs l'avaient lacé, pour se faire le champion de je ne sais trop quelle doctrine incohérante, où la mauvaise foi le dispute trop souvent à l’ignorance. Pour le moment M. Bourassa west plus un homme politique, c’est un apôtre, un Moïse, un sauveur, “un homme qui marche sur les flots”, et un ant maladroit et peut être prophétique l'a comparé à Marcelin Albert, à ce patVre iluminé qui, un instant, à soulevé le Midi de la France, mais que le bon sens populaire a vite ramené à ses proportions véritables. Si M. Bourassa est un rédempteur, it convient de s'en défier, car il n'y a rien de plus dangereux ces hommes et coûteuses sont leurs expériences. Nous en avons 1892, et il nous à fallu un travail ardu- 8 ruines aceumulées sur leur pas,

de l'estime €

que eu une demi-douzaine en pendant dix ans, peur réparer k

sage.

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