‹ Politique provinciale [microforme] (volume 2)Chapitre 53 sur 81 · LÉGISLATIF EN · texte numérisé non relu

LÉGISLATIF EN

L'on m'a fait remarquer qu'au cours d cette après-midi, j'ai oublié de ré lhonorable député de Laval, Je parlais de la loi de 1888, et je disais que la clause des trente mois avait été imposée au Souvernement Mercier par le Conseil Législatif, où les conser- Vvateurs étaient alors en majorité, lorsque l'honorable député de Laval s’est levé et a affirmé qu’à cette époque, la majorité des

Conseillers législatifs n'était pas Sonservatrice, L'honorable député de Dorchester

des trente mois n’a , mais c'est le Souvernement Mercier, Par son chef, qui m'a char. gé d'aller demander la choce au Conseil,” L’hon, M, Pelletier, L'hon. M, Gouin.— Chargé par l'honorable clause des trente mois ?

L’'hon. M. Pelletier, — J'ai dit que l'honorable M. Mercier l'avait acceptée avec Plaisir, L'hon, M. Gouin, —Ce n'est L'hon, M. Pelletier, L'hon, M. Gouin, — à quoi s’en tenir,

€ mes remarques de pondre à une affirmation de

—Ce n'est pas ça que j'ai dit, Vous n'avez Pas dit que vous aviez été M. Mercier d'appuyer au Conseil la

Pas Ce que vous avez dit, —Je maintiens que c’est ça que j'ai dit, La chambre vous a entendu et elle sait

ir, int

U= is

re

Listeth re, À

Je réponds immédiatement à l'observation que faisait, cette après-midi, l'honorable député de Laval et aussi à celle de l'honorable député de Dorchester, et cette réponse je l'em- Prunte à un discours de ce dernier. Voici ce qu'il disait en 1889:

“us. j'étais en faveur de la loi telle qu’adoptée par cette Chambre. En principe, je suis encore de la même opinion. Mais je dois faire connaître la situation particulière que le gouvernement occupait l’année dernière devant l’autre Chambre, Comme on le sait, Les amis du Cabinet étaient en minorité sur un vote: strictement de parti, Voici quelle était la position. Tous les Conseillers qui combattaient le gouvernement combattaient le projet de loi. Voyant la position difficile qui nous était faite, nous avons cru devoir accepter un moyen terme pour sauver le principe en jeu, c’est-à-dire, l'abolition de la réserve forestière.”

© Je ne doute pas que le témoignage que donnait alors l’honorable député de Dorchester soit absolument conforme aux faits; et il règle deux questions, savoir: 19 qu'en 1888 la majorité des conseillers législatifs était conservatrice et 20 que l'honorable député de Dorchester et le gouvernement Mercier n'ont accepté l'amendement des “ trente mois” imposé par le Conseil Législatif que Pour sauver le principe de la loi qui était proposée,

Page 1