‹ Politique provinciale [microforme] (volume 2)Chapitre 55 sur 81 · LE RAPPORT DE LA COMMISSION · texte numérisé non relu

LE RAPPORT DE LA COMMISSION

Je passe maintenant, monsieur l’Orateur, au rapport des des Commissaires. Je dois déclarer, tout d’abord, que le gou- Vérnement n'a jamais prétendu qu'il était tenu d'approuver et d'accepter toutes les conclusions de ce rapport. Cette prétention n’est pas soutenable et il me semble que nos adversaires devraient nous prêter des opinions plus raisonnables que cellelà Ce n'est Pas parce que nous nommons des commissaires Pour faire une enquête, Pour examiner des témoins, pour entendre des plaintes, Pour Connaître une situation, pour étudier des circonstances, que l'on puisse conclure que le ministère est lié par les conclusions de cette commission, Mais, si nous ne sommes pas obligés d'accepter les conclusions des commissaires, je considère qu'il est de notre devoir de prendre tout ce qu'il y a de bon dans leur rapport et leurs conclusions et d'essayer de

le mettre en pratique, C'est ce que nous voulons faire par le projet de loi qui est maintenant soumis à la considération de cette Chambre. L

On a parlé de certains procédés de la Commission, on s'est plaint de certaines accusations qui, au cours de l'enquête, auraient.été portées contre des députés de cette Chambre. Je dois déclarer immédiatement— sans vouloir la blâmer plus qu'il ne faut—je dois déclarer, dis-je, que je puis pas approuver la façon d'agir des commissaires.

Je considère que du moment que des députés se trouvaient inculpés au cours de l'enquête qui était faite, les Commissaires auraient dû leur en donner avis et leur fournir l'occasion de faire entendre des témoins Pour se disculper des accusations portées contre eux, Mon collègue, l'honorable ministre de l'Agriculture, a parfaitement défini la position du Gouvernement à ce sujet. D'ailleurs, deux députés de cette Chambre ont soulevé des questions de privilège à cet égard et ont donné les explications qu'ils devaient donner à cette Chambre. Ils ont tous deux du talent, de l'habileté et de l'honneur, et ils ont —je le reconnais —présenté leur défense plus habilement que je pourrais le faire moi-même. Il Y à aussi un autre député de cette Chambre qui se trouve à peu près dans la même position, et je n’ai aucun doute qu'il saura faire la même chose,

On a parlé aussi du secrétaire de la commission, M. Chrysostôme Langelier, pour l'attaquer très violemment. Monsieur l'Orateur, je ne suis pas chargé de défendre M. Langelier; mais, en justice pour cet homme supérieurement intelligent et instruit que j'ai toujours connu Pour un honnête citoyen et un homme de cœur, je dois dire qne je ne trouve rien dans les procédés de la commission qui puisse justifier les attaques dont il a été l'objet.

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