Comme ce terrain, pris dans son ensem
ble, contient une certaine quantité de non-
valeurs telles que: rochers, marécages, emplacement du chemin de fer, je demande
en outre de la réduction habituelle de 5
pour les chemins, qu’il me soit accordé une
réduction de 10% :
2. Les paiements devraient être repartis en quinze versements annuels et égaux, le premier devant être fai! avant le 30 juin 1907 ;
3. Comme le gouvernement de vend ses terrains 20 cents de l'acr parait pas juste de me f 30 cents l'acre
4. Je me charge des frais d'arpentages, mais les lignes extérieures devraient être 8 aux frais des vendeurs ;
Je demande un droit de préférence à prix égal pour l'achat des chutes inférieures à 1,500 chevaux. apeurs ;
6. En ce qui concerne les demande à ètre considéré comme ayant un permis de prospection sur tout le domaine et je m'engage à faire les recherches néces saires pour justifier ce droit de Droepectione En cas de découvertes minières et « 'exploi.
tation, nous serons soumis aux règlements en vigueur . Je devrai mettre en culture un dixième du domaine dañs le délai de vingt années,
Agréez, Monsieur, l'expression de ma haute considération,
province 1 ne me aire payer plus que
mines, je
(Signé) Baron de L'EPINE,
Le 27 acût, ie ministre des terres et forêts rép mdit comme suit à cette dernid, ottre :
Québec, 27 août 1906, M, le baron de l'Epine,
Québec, Mou cher baron,
J'ai pris communication de votre lettre datée du 25 août courant, au sujet de l'op.
tion sur le bloc de terrains dans la région de l'Abittibi, -
Je soumettrai vos observations à mes col lègues à la première oscasion favorable
Agréez, mon cher baron, l'expression de mes sentiments les meilleurs,
ADELARD TURGEON
{Si
Et enfin, le 31 décembre 1906, M.
Turgeon écrivait ce qui suit au baron de l'Epine :
Québec, 31 décembre 1906.
M. le baron de l'Epine, Charneuse, Bièvre, Belgique, Mon cher baron,
J'ai reçu votre lettre du 15 et suis heureux d'apprendre votre bonne traverse L'affaire de l'Abittibi a mel marché depuis votre départ. Le procureur général à fait rapport que la loi ne permettait pas la vente du domaine public aux condit .s mention nées, dans votre dernière lettre qu'il fallait des pouvoirs additionnels de la Législature.
Tout a donc été ajourné à la prochaine session, et je ne crois pas qu'il ÿ ait aucune chance de réussir,
Agréez, mon cher baron, l'expression de mes sentiments les meilleurs,
ADELARD TURGEON
Telle est, messieurs, la correspondance {flicielle échangée entre M. de l'Epine et le ministre des terres. Iln'ya rien qui ne soit absolument légitime et honnôte ; et si vous examinez les conditions que contient l'option accordée à M. de l'Fpine vous verrez qu'elles sont les plus oné reuses qui aient jamais été insérées dans les concessions consenties depuis 1867.
Le gouvernement vend ses terrains aux colons à raison de 20 à 30 cents i'acre sil demandait 70 cents aux capitalistes bel ges pur des teirains éloignés de toute civilisation.
Les frais d'exploration et d’arpentage sont d’ordivaire à la charge du gouverne ment ; dans le cas qui nous occupe, ils devaient être à la charge des acqnérenrs,
Les co'one,vous le savez, ne payent aucun droit à la couronne sur le bois qu'ils coupent sur leurs terrains, après l’émission des lettres-pa‘entes. Or, dans le cas des terrains que le gouverneinent était prêt à vendre à M. de l’Epine, le bois de commerce devait acquitter les droits de coupe fixés par les règlements, et ce mê me après l'émission des lettres patenton,
De plus, les mines restaient à la cou ronne, comme dans les cas ordinaires,
Ces conditions étaient certainement avantageusos pour la province, trop avan
(Signé)
tageuses peut-être, et c'est sans doute our cette raison que les capitalistes bel.
ges, que représentait M, de l'Epine, demaudérent les modifications mentionnées dans la lettre du 25 août 1906
Mais la loi n'autorisait pas le gouvernement à vendre à ces nouvelles condi.
tions ; et, comme les capitalistes belges ne voulaient pas accepter les premières conditions, les négcciations furent rompues.