BOI.FSI. AS XI LE HARDI
io58-io8o.
Les chroniques de ces temps reculés, écrites par les prêtres , dont Montesquieu a si bien dit : Les moines n'écrivent pas pour le sujet de V histoire qu'ils traitent, mais pour la gloire de leur ordre, se sont efforcées de flétrir la mémoire de ce mbnarque , qui fut le plus ardent défenseur de l'antique nationalité polonaise. Mais telle est l'influence du pouvoir terrible et occulte que le fanatisme exerce sur l'ignorance des peuples, qu'il parvint à atteindre Boleslas II sur son trône et à l'en précipiter, malgré toute l'énergie de son caractère. Il s'attira ce déchaînement de mauvaises passions , en statuant le premier que désormais aucun étranger ne pourraitdevenirévêque en Pologne : dès ce moment la haine de Rome lui était pour toujours acquise.
Quoi qu'il en soit, Boleslas II eut plus d'une occasion de montrer au grand jour ses nobles sentiments.
Quand trois princes, chassés par leurs sujets, laromir de Bohême, Jtela de Hongrie et Isiaslaf de Russie, vinrent demander protection à la Pologne, Boleslas, cédant à une pensée généreuse, épousa leur cause et entra immédiatement en campagne. Les Hongrois attirèrent d'abord son attention; il les battit complètement (1060), ainsi que leurs auxiliaires les Allemands, dont les chefs, l'évêque Eppon et le margrave Guillaume, de Thuringue, perdirent la liberté. Bela, conduit à Belgrade par son protecteur, y fut couronné en 1061, aux acclamations d'une population immense, qui admirait et bénissait le souverain polonais. Boleslas n'avait alors que dixneuf ans.
Il songea ensuite à châtier le duc de
Bohême Wratislaw , qui s'était ligué avec les Allemands en Hongrie et usurpait le trône de son frère laromir.
L'occasion sembla se présenter belle en 1062 sur les bords de l'Oder, où l'armée polonaise cerna l'ennemi dans un bois ; mais Wratislaw parvint, à la faveur de la nuit, à s'échapper par des sentiers presque impraticables. Ce ne fut que plus tard, s'étant trouvé de nouveau face à face avec Boleslas, que Wratislaw demanda la paix, offrant à son frère l'évéché de Prague , et s'engageant à supporter tous les frais de la çuerre. Boleslas consentit à ces conditions, et, en signe d'alliance, donna sa sœur Swientochna en mariage à "Wratislaw.
Occupant des pays .boisés et marécageux , que traversaient la Passarge et l'Ossa, les Prussiens , forts de ces défenses naturelles, s'étaient révoltés et commettaient au loin de nombreux brigandages. Boleslas résolut de les punir, et, comme chez lui l'action suivait immédiatement la pensée, il arriva sur les bords de la Passarge avant que l'ennemi pût seulement s'en douter (1063). Mais les neiges de l'hiver et les grandes pluies du printemps avaient rendu cette rivière très-dangereuse à franchir; tout autre eût patienté; Boleslas, informé par ses émissaires que les Prussiens devaient tenter le lendemain le passage, résolut de ne pas attendre leur attaque et s'élança a la nage : chacun se fit alors un devoir de le suivre. Cette témérité pensa coûter cher, et l'armée entière aurait péri, si l'exemple des premiers soldats que les flots engloutirent n'eût décidé les autres guerriers à se débarrasser de leurs pesantes armures. Les Prussiens, battus sur toute la ligne, se soumirent de nouveau à la Pologne, et recommencèrent à lui payer un tribut. De cette guerre date aussi la création des troupes légères et de 0 lanciers polonais.
COITQTTKTI DI L& &OSSIE.
10G7-1077. Une fois les frontières de l'ouest, du nord et du midi assurées,
L'UNIVERS
Boleslas s'apprêta à reconquérir les provinces polonaises dans les terres russiennes et à protéger les droitsclu fugitif prince Isiaslaf, qui se trouvait à sa cour.
Dans ce but il se dirigea , à la téte de son armée, sur Kiiow; mais le duc de Poloek Wscheslaw, qui commandait les Kiiowiens, les Polowtzes et les Petschénègues, ne se sentit pas la force de lui tenir téte et se replia sur tous les points; Boleslas réinstalla donc sans aucune résistance Isiaslaf sur le trône de ses ancêtres.
Tout agréable que fût le séjour des contrées majestueuses fertilisées par le Dniéper, et que la reconnaissance d'isiaslaf s'attachait à rendre encore plus attrayant , Boleslas , toujours mû par l'amour de la gloire, entreprit en 1069 de reprendre la terre de Przemysl, ravie a l'insouciant Miéczyslas II ; ce qu'il exécuta avec un plein succès , après avoir emporté la forteresse de Przemysl. En 1071 , il se déclara le défenseur de Geyza, fils et successeur du roi de Hongrie Bela, auquel l'em-
Îiereur Henri IV voulait enlever le rône, pour le donner à son propre gendre Salomon. L'intervention toute puissante de Boleslas mit fin au différend. Mais, pendant ce temps, Isiaslaf fut pour la seconde fois chassé par les kniaz russes, et il implora de nouveau l'appui de la Pologne. Boleslas, oublieux de précédentes démarches faites en vain auprès du pape et de l'empereur par le dépossédé, se mit en marche contre l'usurpateur Vscheyolod (1076). La défense des Russiens lut opiniâtre cette fois, et Vschevolod ne céda le terrain qu'après l'avoir vaillamment disputé. Vint bientôt le siège de Kiiow, et, malgré la résistance désespérée des habitants, Boleslas s'empara de cette ville (!077). Il y devint l'arbitre des destinées de tous les pays qu'arrosent le Dniéper et la Dzwina , et donna , en s'en réservant bien entendu la suzeraineté, le duché de Kiiow à Isiaslaf, à Swiatopelk le duché de Novogrod et de Polock, à Wïadimir le duché de Smolensk,' et à Iaropolk celui de Wyszogrod.
a C'est à Kiiow qulsiaslaf s'écria de-
vant le peuple assemblé, en embrassant le conquérant polonais : « Voilà une tête terrible, vous devez la craindre et la respecter! >» Malheureusement ce second séjour de Kiiow la Superbe, une des villes les plus voluptueuses d'Europe", fut fatal à la gloire et à l'avenir de Boleslas. Vif, passionné, ce prince ne sut pas , en cédant aux délices de la Capoue du Nord , se préserver des excès : des banquets , des spectacles, des danses, la joie folle, le désordre , l'orgie remplissaient tous ses instants, et l'exemple donné par le souverain agit sur les troupes, qui s'abandonnèrent également aux débauches de toute espèce.
L'absence de Boleslas et le séjour funeste de Kiiow, où il demeura sept années, produisirent les plus fâcheuses conséquences dans ses États. On verra plus loin, au chapitre MOEURS, quelle crise s'ensuivit. De retour, Boleslas punit cruellement tous ceux qui avaient déserté son camp à Kiiow pour revenir auprès de leurs familles, et ne montra plus qu'une âme dure et irascible.
GRÉGOIRE TU, l'eMPEREUR HEKRI IV ET BOLESLAS LE HARDI.
1076. Ailleurs aussi il se passait pendant ce temps de graves événements. La lutte au sujet des investitures entre le pape et l'empereur d'Allemagne prenait chaque jour un caractère plus animé , et Henri IV en vint au point de faire déposer le souverain pontife lors du concile de Worms. Un autre concile, celui de Rome en 1076, se chargea des représailles. La conduite de Grégoire VII fut en cette circonstance
f pleine de mesure et de réflexion; chez ui d'abord nul sentiment violent, nulle expression de colère : l'Église vivait depuis trop longtemps en paix, et il fallait s'apprêter à courber de nouveau le front sous le vent de la persécution.
A ces discours dictés par la ruse plus que par la résignation, les esprits s'animerent; et quand Grégoire les vit arrivés où il voulait, il montra uu œuf trouvé près de l'église de Saint-Pier-
re, et sur lequel on remarquait en relief, armé d une épée et d'un écu, un serpent qui , voulant s'élever, était forcé de se replier en bas. « // faut maintenant, s'écria le pape, employer le glaive de ta parole pour frapper le serpent ! » L'effet de l'exhortation fut infaillible, et le concile arrêta que Henri IV serait dépouillé de la dignité impériale et excommunié, ainsi que ses complices.
A cet ana thème , l'empereur, si fier naguère, fléchit et s'humilia devant le pape, qui , ivre d'orgueil, le traita comme un véritable esclave. Le souverain avait complètement disparu à ses yeux, quand Henri se rendit à Canossa, nu-pieds et'vétu de laine sur la chair , pour v implorer l'absolution de l'Église.
Ce fut à la même époque que Boleslas , indigné de l'abaissement de l'Allemagne, et désireux de prouver
au'il était au-dessus de la suprématie u saint-siége , se fit de sa pleine autorité solennellement couronner et sacrer roi de Pologne. La colère du pontife fut grande a cette nouvelle ; déjà depuis longtemps la "cour de Rome songeait à ressaisir son ancienne influence sur le royaume , et elle avait en cela un auxiliaire zélé dans tout le clergé étranger, privé par Boleslas des prélatures polonaises, jusqu'alors si fructueuses pour lui. Ils mirent donc leurs ressentiments en commun, et l'on n'attendit plus qu'une occasion favorable pour punir le téméraire.
BOLESLAS It EXCOMMUNIÉ PAR LE PATE.
1079. L'évêquedeKrakovie, Stanislas, dévoué au S 1 biége , sut la faire naître. Oubliant sa mission toute de paix, il souleva l'esprit du peuple en admonestant publiquement devant l'autel le roi, qu'il menaça d'excommunication s'il ne cessait de* fréquenter les saints offices. L'audacieux prélat, qui comptait à bon droit sur l'appui du Vatican, exécuta cette menace, et lança l'interdit sur toutes les églises de Krakovie. Boleslas envoya des soldats à l'église de Skalka (près de la ville), où
l'évêque célébrait la messe, avec ordre de l'expédier; mais, à son aspect, ces émissaires n'eurent pas la force de remplir leurs instructions. Alors , de, plus en plus irrité, le roi se rendit lui-' même au temple, et tua de sa propre main l'ambitieux qui, sous un habit saint, cachait une âme dévouée à l'intrigue et à la rébellion (*).
Aussitôt Grégoire VII , ce conquérant sacré , devant lequel s'étaient humiliés Robert Guiscard , Salomon de Hongrie et le malheureux empereur Henri IV, s'élance avec ses foudres au secours de la liberté religieuse en péril. Il fulmine l'anathème contre Boleslas , frappe le royaume entier d'interdit , ordonne la fermeture de toutes les églises, délie les peuples de leur serment d'obéissance et de fidélité, et, déposant le roi , le réduit à errer sans pain et sans asile dans l'Europe , remplie alors du ferment des croisades.
Grégoire VII, aussi haineux que violent, ne s'arrêta pas là. Il défendit aux évêques polonais de sacrer désormais aucun prince sans la permission de Rome , et poursuivit de son châtiment les partisans de. Boleslas, en leur interdisant, jusqu'à la quatrième géné-
(*) Les historiens, induits en erreur par les moines chroniqueurs, se sont déchaînés contre boleslas, en représentant le meurtre de Stanislas comme un acte de vengeance privée. Seul, Gallus, le plus ancien chroniqueur, et qui écrivait de mo à n35, donne la preuve que révoque Stanislas, canonisé par le pape et patron de la Pologne, non-seulement ne fut pas martyr de son patriotisme, mais que sa mort fui une suite de la trahison qu'il méditait, de rendre le pays tributaire de la Bohème.
Les copistes des treizième, quatorzième et quinzième siècles, ont rejeté tout ce que Gallus rapportait sur la forfaiture de Stanislas et falsifié toutes ses éditions, en substituant à son témoignage les paroles de la bulle papale. Mais Czacki découvrit un manuscrit original de cet historien, et le savant Bandkte le publia à Warsovie eu 1824.
Le crime de haute trahison d'État, dit positivement Gallus , fut puni de mort par Boleslas. (Podczaszynski , Fragments sur la littérature polonaise).
ration , la moindre charge dans l'État.
Forcé fut à Boleslas de se réfugier en Hongrie (1080) avec son fils Miéczyslas , et il y termina misérablement ses jours dans l'exil.
C'est ainsi qu'un roi qui a fait la gloire de la Pologne se vit réduit à reculer devant les vengeances sacerdotales. « Dam cette lutte , dit un sa- « vant historien, où te sujet perdit la « vie et te roi la couronne, le bon «droit était du côté de t autorité « royale (*). »
ià *o«ovit it Ui *vnn.
L'empiTerussien s'écroula pour toujours à fa mort du puissant duc Iaroslaf, qui eot lieu en 1054, environ un siècle et demi après l'apparition de Rurvk dans le Nord ; et c'est bien à tort que les historiens russes modernes soutiennent que la monarchie des Wladimir et djes Iaroslaf devait être l'héritage légitime des tzars de la maison des Romanoft'et de la ligne de Gotorp.
Tout ce qui porte aujourd'hui le nom de Russe, nom qui fut- adopté bien plus tard à la place de Russien , présentait - il alors une unité quelconque? Et peut -on attacher l'idée d'État à une étendue de territoire, résultat de l'envahissement et de l'oppression ? S'il en était ainsi , la Pologne aurait les mêmes droits à ces provinces, car les Boleslas ont été également suzerains et autocrates a Kiiow.
La monarchie russienne , sans cesse en proie à des guerres intestines, disparut vers le milieu du douzième siècle.
Kiiow perdit sa suprématie , et Wladimir, sur la Klazma, devint la capitale du grand- duché. Le peuple slave commençait aussi à secouer le joug.
Novogrod , Pskow et les autres villes du Nord entrèrent dans l'alliance des villes hanséatiques. Toutes les provinces méridionales situées sur la rive droite du Dniéper se détachèrent aussi , et , subissant l'influence de la civilisation occidentale de l'Europe , se rap-
(*) M. de Salvandy, Histoire de Jean Sobieski.
prochèrent de la Pologne. Il ne resta donc sous la domination despotique des ducs sur la Klazma qu'une tresfaible portion de la Russie slavonienne, agrandie par les colonies établies successivement dans le Nord, au milieu des races étrangères.
Cest là le berceau du tzarat de Moskou ; c'est là aussi que les descendants de Ruryk et leurs malheureux sujets commencèrent à subir la longue et redoutable domination des Tatars, qui dura deux siècles et demi. Moskou devint alors la capitale du grand-duché , dont ces derniers étaient maîtres. La Lithuanie accrut subitement sa puissance au quatorzième siècle ; elle contint les Tatars, arrêta le pillage des villes, et étendit ses frontières de Smolensk jusqu'aux portes de Moskou , et non loin des bords de la mer Noire.
C'est dans la Russie méridionale que se rencontrèrent les armes polonaises et celles de la Lithuanie.
Les droits de la Pologne à la possession de cette contrée, non moins fondés que les droits de la Lithuanie, s'appuyaient sur les liens de famille qui unissaient les princes régnants , et sur ceux des peuples mêmes; aussi, quand Jagellon devint roi de Pologne , personne n'osa désormais revendiquer ces provinces. La partie des États slaves qui resta pendant trois siècles sous la domination des Varîègues et subit le joug des Tatars, s'affranchit alors. On pourrait donc demander à juste titre quelles traces y a laissées la domination étrangère, et quelle analogie il peut exister entre le grand-duché tataro-moskovite et cette prétendue monarchie russe d'Iaroslaf?
L'empire qui porte aujourd]hui le nom de Russie a véritablement été fondé au seizième siècle par Ivan III , créateur de l'institution militaire des strélitz, par son fils Wasil et son petit-fils Ivan le Cruel. Asservissant tous trois les provinces qui obéissaient aux princes leurs parents, ils détruisirent les privilèges des villes du Nord , s'emparèrent de Pskow et de Novogrod , combattirent les Tatars, et, par la conquête, augmentèrent leurs posses-
«ions de la Livonic et de quelques par- dotent qui gaspilla toute la prépon-
ties de la Finlande. Ils adoptèrent pour dérance acquise au pays par ses devan-
armes de l'empire Paigle à deux têtes, ciers. Le clergé étranger reprit ses
qui était également celles des monar- allures envahissantes et dirigea à son
ques byzantins , et commencèrent dès gré la cour et le monarque. WJadislas ,
lors à prendre le titre de Tzar. Cepen- tremblant devant le saint - siège , se
dant on ne les connut encore long- contenta du titre de duc , négligea son
temps après que sous le nom de grandsducs de Moskovie (*).
Mais reprenons notre récit.
L'anathème lancé par Grégoire VII sur la Pologne y ébranla tous les liens de la société ; le régicide fut ouvertement prêché par un clergé fanatique , et l'anarchie releva sa tête menaçante.
Mettant la circonstance à profit, les dues russiens se révoltèrent , et celles de leurs terres qui relevaient plus directement de la mère patrie s'en détachèrent.
Après les règnes glorieux des deux Boleslas, vint au trône, appelé par la nation, le frère du roi excommunié, Wladislas Herman, prince faible et iu-
(*) Ce fut Pierre le Grand qui le premier se proclama empereur et chef de l'Église , et donna à l'oeuvre de sa création le nom d'empire de toutes les Russies.
Une des plus importantes concessions arrachées à la Pologne a été la reconnaissance par elle de ce même nom usurpé- Source d'erreur et de confusion , il a égaré l'opinion étrangère , qui , sur la foi du gouvernement de Saint-Pétersbourg , a cru que ce dernier, en s'emparant des provinces polonaises, ne faisait que rentrer dans la possession de ce qui lui avait appartenu autrefois en toute propriété. On s'imagine encore, toujours d'après ce nom , que la Pologne ne forme qu'un très-petit pays; et par conséquent, îes efforts désespères qu'elle a tentés maintes fois pour renaître à l'existence politique, semblent plutôt dignes de pitiéque d'intérêt. Mais, bien loin de là, c'est une grande natiorv que la nation polonaise , n'importe sous quel aspect on envisage cette qualification , car le principe organique de sa nationalité est gravé dans le souvenir et le cœur de vingt millions d'hommes.
couronnement, et consentit. a payer un tribut au roi de Bohême , que l'empereur d'Allemagne, Henri IV, avait gratifié, en 1086, du titre de roi de Pologne.
La vaillance du palatin de K rako vie , Siécieoh, sut toutefois conserver à
mais , par les services rendus , ce gnat prit une telle influence dans l'État , qu'elle donna lieu à des divisions. Les nobles, qui voyaient avec dépit le pouvoir souverain placé dans une simple position sociale , ce qui ne l'empêchait pas de se montrer capricieux et despotique, entreprirent de le renverser. Zbigniew , bâtard du roi , servit de drapeau aux mécontents, que Siéciech battit près de Kruswiça en 1090; leur chef y fut fait prisonnier, mais Herman , en bon père, le comprit dans une amnistie.
Après s'être défait par le poison de son neveu Miéczyslas, rentré lors de la mort de Boleslas II en Pologne où il était très-aimé , et avoir exile le favori Siéciech , Wladislas Herman partagea de son vivant les États entre son fils Boleslas, qui eut les terres de Krakovie,de Sandomir et de Silésie, et Zbigniew, auquel échut la Màzovie, avec une partie de la terre de Siéradz.
Il jeta ainsi le germe des calamités qui vinrent fondre sur la Pologne durant les deux siècles suivants.