‹ PologneChapitre 87 sur 103 · JUIFS · texte numérisé non relu

JUIFS

Il est une classe en Pologne qui , par la couleur tranchée de ses moeurs, cause plus que toute autre l'étonnement du voyageur et excite les réflexions du philosophe. Cette classe est celle des juifs, dont l'influence , tortueuse et perfide , agit de tout temps d'une manière funeste sur les événements publics ou privés du pays. Nous avons déjà donné sur elle quelques notions statistiques (Introduction , p. 25); et , afin de compléter le tableau , nous emprunterons quelques passages à l'œuvre d'une plume ardente et colorée , qui , après avoir observé avec profondeur, a su rendre avec fidélité.

Les juifs polonais, dit M. Miéroslawski (*), sont un de ces grands phénomènes historiques qui devraient n'être traités que par des annalistes aussi philosophes que savants. C'est toute une mine à exploiter. Depuis Kasimir le Grand , qui, pour payer les charmes de la céleste Esther, les corrompit par des cajoleries , jdes privilèges et des promesses insensées , jusqu'aux hayaamaks de Radziwill qui se servaient de leurs barbes goudronnées en guise de torches, hommes et événements conspirèrent leur perte.

Rien de plus frappant que le contraste de leurs robes de soie noire, traînantes et usées, de leurs chapeaux défoncés , de leurs bas troués , de leurs souliers à la française, de leur barbe sale et puante , de leur chevelure en tire-bouchon et de la pâleur de leur teint, avec \ekorzuch, les bottines, le bonnet carré , les cheveux flottants et les joues vermeilles du paysan.

Leur idiome est un mélange de patois polonais et allemand ; l'hébreu est la langue de leurs rabbins et de leurs doctes. Ils parlent tous avec un accent nasillard, guttural et criard.

La moitié de leur vie est employée à inventer de nouveaux expédients" de fourberie, ou à mettre en pratique ceux que leur ont laissés en héritage

L'UNIVERS

les générations qui les ont précédés ; l'autre, à suivre a la lettre toutes les

révoli

(*) M. L. Miéroslawski , Histoire do la ution de Pologne de i83o.

superstitions, toutes les formalités absurdes ou insignifiantes que leur impose leur prétendue loi de Moïse.

Le goy, l'étranger, est un ennemi avec lequel c'est un crime de transiger ou de négocier. Lui nuire par tous les moyens possibles est un titre aux faveurs du Dieu d'Israël.

Il est assez naturel qu'avec de pareilles maximes les juifs soient haïs des indigènes; aussi sont-ils en état d'hostilité permanente avec eux.

La Russie est-elle en guerre avec la Pologne rebelle, l'espionnage, l'agiotage, le gaspillage des blés et des munitions, les relations des traîtres avec 1 étranuer, la propagation de fâcheuses nouvelles, les faux rapports, le discrédit des assignats, l'encoffrement de l'argent sonnant, sont des opérations dont les juifs se réservent le honteux monopole.

Les plus opulents même d'entre eux ne déploient leur luxe barbare que dans les profondeurs de leurs réduits.

Là , accroupies sur des tapis de Perse troués, trois générations marmottent d'inintelligibles prières, à la lueur d'une espèce de lampe enfumée que soutient un lustre de rubis. De vieux meubles dégradés, surchargés de mille colonnettes, d'ornements bizarres, de médailles, de pierreries, d'ivoire, épars çà et là sur des parquets d'ébène moisis; d'énormes chandeliers d'or à sept branches , des tabernacles d'acajou de la plus étrange construction; des parfums d'Arabie consumés dans des fonds de bouteilles; les restes de douze dîners répandus sur les sophas, craquant de vétusté sous le poids d'une trentaine de marmots ; des volumes de la Loi pêle-mêle avec la vaisselle, la garde-robe et la basse-cour ; tout cela emprisonné dans un dédale d'alcôves étroites, étagées, privées d'air et de lumière: tel est l'intérieur d'un millionnaire israélite en Pologne.

Les femmes , ce nœud séducteur par lequel les peuples commencent , consomment et rompent leurs alliances ;

les femmes qui , par leur irrésistible puissance , savent briser tous les scrupules des préjugés , de l'esprit de corps et du faux point d'honneur, ne sont chez les juifs de Pologne qu'un instrument de reproduction. Elles sont , en général, d'une laideur et d'une mal-

{>ropreté repoussantes. Leur tête rasée, a barbare originalité de leur costume, les font paraître encore plus contrefaites qu elles ne le sont réellement ; et, à part la profusion de plaques d'or, de perles fines, de médailles précieuses parsemées avec désordre sur leurs coiffures, leurs petits corsets et leurs jupes râpées, tout en elles respire la plus abjecte misère.

Les mœurs des juifs offrent des contrastes singuliers. Avec tous leurs vices héréditaires, ils sont d'une inconcevable sobriété. Les plus riches ne vivent que de pain et d'oignons crus ; quelquefois ils mangent du poisson et du gruau ; mais ils ne s'accordent cette licence que les jours de féte, qui, au reste, sont très-nombreux chez eux. Ils cuisent , sous la cendre, de fades galettes sans levain et sans sel , dont ils se régalent plusieurs fois l'année. Ils ne boivent jamais de vin , que très - rarement de l'eau-de-vie; ils se gorgent quelquefois de mauvaise bière ou d'hydromel aigre.

Un juif ivre en Pologne est un phénomène.

Ils ne mendient jamais, jouent rarement, sont d'une continence parfaite quand ils ne sont pas mariés. Jamais on ne vit un juif prodigue , ivrogne ou débauché.

La foule stupide et barbare préfère les bourgs dégradés des provinces, les repaires de Pociéiow, les abominables fumiers où elle grouille, naît, végète et pourrit comme de vils insectes, par dizaines, par centaines, par milliers.

Elle les préfère à toutes 1rs jouissances de la vie sociale et de la civilisation , parce que là , au moins , elle est à l'abri du goy. Là , soixante êtres vivants , de tout sexe et de tout âge, peuvent s'encadrer dans on trapèze solide de dix pieds , se sentir, se presser s'étouffer, manger, prier, dormir

dans le même lit; exposer, aux rayons dardants du soleil , leurs membres de lazzaronis sur le toit étayé de leur vieille baraque. Là , quarante familles entassées, au jour du sabbat , dans une petite synagogue, peuvent, sans craindre les railleries sataniques du profane, bourdonner, crier, vociférer, faire la révérence, passer des journées, des nuits à sangloter sur le deuil de Sion. Là, cinq mille têtes peuvent fourmiller, se démener sur une place boueuse, sans qu'un carrosse , précédé d'une armée àe laquais, vienne les écraser sous ses roues ; un escadron, revenant de la parade, les abattre sous les fers de ses chevaux , ou unecolonne d'écoliers, échappés des classes, les décoiffer à coups de pierre.

A cet éloignement pour les coutumes du pays où ils vivent, les juifs joignent une invincible répugnance pour le métier des armes. Tout avares qu'ils sont , ils trouvent toujours de quoi se racheter. Ils sont peut-être le seul peuple du globe qui n'ait pas la prétention de la bravoure.

Plusieurs écrivains, que leur amour de l'humanité aveuglait sur le bien du pays, ont pensé que l'œuvre de civilisation des juifs polonais pouvait s'accomplir. Pour notre compte personnel et à regret, nous la regardons, au contraire, comme non réalisable d'ici à longtemps, et même comme impossible, vu la prolongation du mal. Nos propres observations nous portent à tenir ce langage. Les juifs sont, entre les mains du gouvernement russe, un agent trop utile de démoralisation pour qu'il veuille jamais se prêter a des réformes à leur éi^ard. Déjà, grâce à leur funeste influence, il a réussi à enlever aux provinces ravies voilà un demi -siècle, une portion de leur cachet national.

Cette même tâche , tentée aujourd'hui sur l'cx-royaume créé par le traité de Vienne, doit avoir et aura pour auxiliaires dévoués les juifs polonais, véritable plaie locale.

RÉPUBLIQUE DK BABIIf.

Il se forma en Pologne , au seizième

L'UNIVERS

siècle et sous le règne de Sigismond- Auguste, une institution remplie d'originalité et dont l'idée trouva plus tard des imitateurs en France.

Cette institution prit le nom de République de Rabin, village situé entre Lublin et Belzvce, et appartenant à son fondateur, Stanislas Pszonka , juge au tribunal de Lublin. Sorte d'académie satirique, elle se donna pour mission de corriger les mœurs nationales et de redresser les abus introduits dans le gouvernement.

A l'instar de la grande république, la république de Babin comptait parmi ses dignitaires des palatins, des castel km s", des archevêques, des évéques, des starostes, des grands-généraux, des chanceliers , des maréchaux , des trésoriers, enfin toutes les charges ou distinctions en usage dans Je corps social.

Dans l'origine de la fondation, Pszonka et ses amis se partagèrent ces diverses dignités, afin de donner de la consistance à l'œuvre créée par eux.

Bientôt la république s'accrut d'un nombre immense de membres, qui le devenaient sans s'en douter , et même malgré leur volonté, mais toujours comme châtiment d'une action ou d'un discours insensé.

Par exemple, si, dans les assemblées nationales, une personne s'occupait de choses au-dessus de sa portée ou oui ne la regardaient pas, vite un dipld me , revêtu des signatures et des sceaux du joyeux gouvernement, le nommait chancelier de la république de Babin. Quelqu'un faisait-il parade, en temps inopportun, d'un courage fort douteux , on lui expédiait le brevet degrand-général. Lançait-on contre la religion des paroles peu séantes, le coupable ne tardait pas à recevoir sa nomination au poste de prédicateur ou de saint inquisiteur.

En un mot , nul ne pouvait se soustraire à la juridiction de cette folle institution. Mais, quelque piquante que fût la critique adressée et profond le ridicule , on n'osait point s'en fâcher, dans la crainte d'un plus grand éclat

encore. D'ailleurs, il faut le dire à l'éloge de la république, l'impartialité la plus scrupuleuse présida toujours à ses arrêts; et jamais on n'eut à lui reprocher d'avoir employé l'arme de la calomnie. Pszonka s'était montré trop difficile dans le choix de ses collègues pour que cela arrivât. Aussi les personnages les plus distingués du pays briguèrent -ils l'honneur d'en faire partie, et le monarque lui-même aimait à s'en entretenir.

Un jour que Sigismond -Auguste était entouré de plusieurs membres de la république de Babin, il leur demanda s'ils avaient un roi parmi eux :

«Non, Sire,» lui répondit aussitôt Pszonka, «et de votre vivant nous « ne songerons pas à en choisir un.

« Régnez dans la république de Rabin « comme vous régnez dans eelle de « Pologne. » Sigismond rit, et n'eut pas trop l'air de repousser la nouvelle royauté qui lui était offerte avec tant d'abandon. Qui eût osé se fâcher après cela?

Tout en plaisantant, cette institution, dont la devise était: Ridendo castigat mores, exerça une grande influence sur l'esprit national et les mœurs du siècle.

Les guerres avec l'étranger et la décadence du pays, après avoir affaibli d'abord l'influence morale de la république de Babin, finirent par réduire au néant une institution qui, comme toutes les choses de ce monde , devait briller et s'éteindre.

Il est aisé de reconnaître dans la république de Babin l'origine du Régiment de la Calotte ? fondé, vers la fin du règne de Louis XIV, par une société de joyeux officiers. L'arme du ridicule lui servait également à punir toute sottise éclatante ; et son premier généralissime, Aymon, fit un jour au roi une réponse analogue à celle de Pszonka. Louis XIV lui demandant s'il ne ferait jamais défiler son régiment devant lui : Sire, repartit le hardi plaisant, il n'y aurait personne pour le voir passer.

»W»MlHl«V»»nV\Ml<«M»»l«W»»»»«»»V»M»V.V>Vi

Page 1