ACTE IV, SCÈNE III
Et n'abaniloniioz pas à la main d'un bourreau Ce qu'à nos justes vœux promet un sort si beau.
POLYEUCTF.
Je considère plus; je sais mes avantages,
Et l'espoir que sur eux forment les grands courages ' :
Ils n'aspirent enfin qu'à des biens passagers, H8o
Que troublent les soucis, que suivent les dangers;
La mort nous les ravit, la lortune s'en joue;
Aujourd'hui dans le trône -, et demain dans la boue;
Et leur plus haut éclat fait tant de mécontents.
Que peu de vos Césars en ont joui longtemps. 1190
J'ai de l'ambition, mais plus noble et plus belle : Cette grandeur périt, j'en veux une immortelle, , Un bonheur assuré, sans mesure et sans fin. Au-dessus de l'envie, au-dessus du destin. Est-ce trop l'acheter que d'une triste vie 1193
Qui tantôt, qui soudain me peut être ravie, Qui ne me fait jouir que d'un instant qui fuit, Et ne peut m'assurer de celui qui le suit?
PAULINE
Voilà de vosjchrétiens les ridicules songes; -^ '" -« k€* / Voilàjusqu^sTquet point vous charment^ leurs mensonges : ^""^^ Tout votre sang est peu pour un bonheur si doux! -vn^ Mais pour en disposer, ce sang est-il à vous? ' /'"^ ^ (.Vous n'avez pas la vie ainsi qu'un héritage; Le jour qui vous la donne en même temps l'engage : Vous la devez au prince, au public, à l'ÉUt. 1203
el votre pouvoir, (uonsidérez) ce que nous pouvons attendre, espérer de tant d'avantages, et n'abandonnez pas, etc.