‹ Polyeucte, martyr; tragédie chrétienne. Publié conformément au texte de l'édition des grands écrivains de la France. Des notices, analyses et notes philologiques et littérairesChapitre 112 sur 158 · Cette amour, voy. la noie du vers · texte numérisé non relu

Cette amour, voy. la noie du vers

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Quand tu me veux quitter, quand tu me fais mourir,

Te peut-elîTlirracher une larme, un soupir?

Tu me quittes, ingrat, et le fais avec joie ';

Tu ne la caches pas, tu veux que je la voie ^,

Et ton cœur insensible à ces tristes appas,

Se figure un bonheur où je ne serai pas! 1250

C'est donc là le dégoût qu'apporte l'hyménée?

Je te suis odieuse après m'êlre donnée!

Hélas !

PAULINE

Que cet hélas a de peine à sortir ' ! Encor s'il commencoit un heureux repentir *, Que tout forcé qu'il est, j'y trouverois de charmes! 1253 Mais courage, il s'émeut, je vois couler des larmes.

J'en verse, et plût à Dieu qu'à force d'en verser

Ce cœur trop endurci se pût enfin percer!

Le déplorable état où je vous abandonne

Est bien digne des pleurs que mon amour vous donne;

Et si l'on peut au ciel sentir quelques douleurs '•,

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