‹ Polyeucte, martyr; tragédie chrétienne. Publié conformément au texte de l'édition des grands écrivains de la France. Des notices, analyses et notes philologiques et littérairesChapitre 117 sur 158 · SÉVÈRE, PAULINE, FABIAN · texte numérisé non relu

SÉVÈRE, PAULINE, FABIAN

SÉVÈRE

Dans mon ctonnement, Je suis confus pour lui de son aveuglement; Sa résolution a si peu de pareilles, 131o

Qu'à peine je me fie encore à mes oreilles. Un cœur qui vous ch érit (mais quel cœur assez bas Auroit pu vous connoitre, et ne vous chérir pas?). Un homme aimé de vous, sitôt qu'il vous possède. Sans regret il vous quitte; il fait plus, il vous cède; 1320 Et comme si vos feux étoient un don fatal, 11 en fait un présent lui-même à son rival! Certes ou les chrétiens ont d'étranges manies *, Ou leurs félicités doivent être infinies, Puisque, pour y prétendre, ils osent rejeter 1325

Ce que de tout l'empire il faudroit acheter.

Pour moi, si mes destins, un peu plus tôt propices, Eussent de votre hymen honoré mes services, Je n'aurois adoré que l'éclat de vos yeux. J'en aurois fait mes rois, j'en aurois fait mes Dieux; 1330 On m'auroit mis en poudre, on m'auroit mis en cendre 2, Avant que

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