Voyez le Cid, acte I, scène ii
■^. Voyez Pompée, acte II, scène i, vers 391 el 392.
11 y a dans le texte :
El depuis, jusqu'ici chaque jour ses courriers M'apportent en tribut ses vœux et ses lauriers.
3. Dans le texte aye, forme archaïque de la 3» personne du sin-'ulier du subjonctif du verbe avoir; constamment préférée par Corneille.
Je n'ai point fait de narration delà mort de Polyeucte, parce que je n'avois personne pour la faire ni pour l'écouter, que des païens qui ne la pouvoient ni écouter ni faire, que comme ils avoient fait et écouté celle de Néarque, ce qui auroit été une répétition et marque de stérilité, et en outre n'auroit pas répondu à la dignité de l'action principale, qui est terminée par là. Ainsi j'ai mieux aimé la faire connoitre par un saint emportement de Pauline S que cette mort a convertie, que par un récit qui n'eût point eu de grâce dans une bouche indigne de le prononcer. Félix son père se convertit après elle; et ces deux conversions, quoique miraculeuses, sont si ordinaires dans les martyres, qu'elles ne sortent point de la vraisemblance, parce qu'elles ne sont pas de ces événements rares et singuliers qu'on ne peut tirer en exemple; et elles servent à remettre le calme dans les esprits de Félix, de Sévère et de Pauline, que sans cela j'aurois eu bien de la peine à retirer du théâtre dans un état qui rendît la pièce complète, en ne laissant rien à souhaiter à la curiosité de l'auditeur \
1 Voy Polijeiicte, acte V, scène v.
2 On voit que, aux yeux de Corneille et dans son intention, la conversion de Félix ne parait pas plus étonnante que celle de Pauline, m celle-ci moins miraculeuse que celle de Félix. Sur ce point, voyez ci-dessus, page 40.