ACTE I, SCÈNE IV
Je n'ose m'assurer de toute ma vertu '. Je ne le verrai point.
FELIX
Il faut le voir, ma fille, Ou tu trahis ton père et toute ta iamille. 3oO
PAU 1,1 ni:
C'est à moi d'obéir, puisque vous commandez; Mais voyez les périls où vous me hasardez.
FÉLIX
Ta vertu m'est connue.
Elle vaincra sans doute; Ce n'est pas le succès - que mon âme redoute : Je crams ce dur combat et ces troubles puissants 3.t5 Que fait déjà chez moi la révolte des sens; Mais puisqu'il faut combattre un ennemi que j'aime, Souffrez que je me puisse armer contre moi-même, Et qu'un peu de loisir me prépare à le voir.
FÉLIX
Jusqu'au-devant des murs ^je vais le recevoir; 360
Rappelle cependant tes forces étonnées *,
Et songe qu'en tes mains tu tiens nos destinées.
PAULINt;
Oui, je vais de nouveau dompter mes sentiments, Pour servir de victime à vos commandements.