SCÈNE PREMIÈRE
PAULINE
Que de soucis flottants, que de confus nuages
Présentent à mes yeux d'inconstantes images !
Douce tranquillité, que je n'ose espérer.
Que ton divin ra^^on tarde à les éclairer!
Mille agitations, que mes troubles produisent *, '725
Dans mon cœur ébranlé tour à tour se détruisent :
Aucun espoir n'y coule où j'ose persister;
Aucun effroi n'y règne où j'ose m'arréter.
Mon esprit, embrassant tout ce qu'il s'imagine,
Voit tantôt mon bonheur, et tantôt ma ruine -, 730
Et suit leur vaine idée avec si peu d'effet *,
Qu'il ne peut espérer ni craindre tout à fait.