‹ Polyeucte, martyr; tragédie chrétienne. Publié conformément au texte de l'édition des grands écrivains de la France. Des notices, analyses et notes philologiques et littérairesChapitre 86 sur 158 · Mett!-e bas dans les éditions de 1643 à · texte numérisé non relu

Mett!-e bas dans les éditions de 1643 à

2. En se rapporte au vin et à l'encens (les vases remiilis de vin et d encens).

3. On avait prononcé longtemps, on prononçait encore au barreau dans la chaire, au théâtre parouèlre : ainsi le mot rimait avec traître, aussi bien qu'avec croître, connoitre, prononcés crouétre, coimouètre.

FÉLIX

Je parle de Néarque, et non de votre époux. Quelque indigne qu'il soit de ce doux nom de gendre,^ Mon àme lui conserve un sentiment plus tendre : 870 La grandeur de son crime et de mon déplaisir N'a pas éteint l'amour qui me l'a fait choisir.

PAULINE

Je n'attendois pas moins de la bonté d'un père,

FÉLIX

Je pouvois l'immoler à ma juste colère-,

Car vous n'ignorez pas à quel comble d'horreur 875

De son audace impie a monté la fureur;

Vous l'avez pu savoir du moins de Stratonice.

PAULINE

Je sais que de Néarque il doit voir le supplice.

Du conseil * qu'il doit prendre il sera mieux instruit

Quand il verra punir celui qui l'a séduit. 880

Au s])ectacle sanglant d'un ami qu'il faut suivre,

La crainte de mourir et le désir de vivre

Ressaisissent une âme avec tant de pouvoir,

Que qui voit le trépas cesse de le vouloir.

L'exemple touche plus que ne fait la menace : 885

Cette indiscrète ardeur tourne bientôt en glace,

Et, nous verrons bientôt son conir inquiété

Me demander pardon de tant d'impiété -.

PAILINE

Vous pouvez espérer qu'il change de courage =>?

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