‹ Polyeucte, martyr; tragédie chrétienne. Publié conformément au texte de l'édition des grands écrivains de la France. Des notices, analyses et notes philologiques et littérairesChapitre 9 sur 158 · ACTE · texte numérisé non relu

ACTE

Scène i. — Néarque, « seigneur arménien », secrètement chrclifMi, a converti Polyeucte, son ami, gendre du gouverneur d'Arménie, Félix. Néarque veut que, dès ce jour même, Polyeucte aille recevoir le baptême. Polyeucte hésite, alléguant les craintes de Pauline, sa femme, qui a vu en songe son époux menacé de mort.

Se. II. — Pauline essaye en vain de retenir Polyeucte au palais; il s'échappe, entraîné par Néarque.

Se. m. — Pauline se plaint à sa confidente Stratonice de n'avoir pu retenir Polyeucte. Elle lui raconte l'amour qu'elle ressentit naguère pour Sévère, un chevalier romain sans fortune. Pour obéir à Félix, son père, elle a renoncé à l'espoir d'épouser Sévère, qui depuis a cherché et trouvé la mort dans une victoire remportée sur les Parthes. Pauline a suivi Félix en Arménie; elle a consenti à épouser Polyeucte. Mais, cette nuit même, elle a vu eu songe Sévère lui -apparaître, la vengeance à la main, la menace à la bouche; une troupo de chrétiens jetaient Polyeucte aux pieds de son rival; et Félix lui-même plongeait un poignard dans le seio de son gendre.

Se. IV. — Félix annonce à Pauline que Sévère n'est point mort; le roi de Perse l'a fait soigner de ses blessures et l'a rendu aux Romains; il est le favori de l'empereur Décic. Il vient à Mélitène sacriBer en pompe aux dieux pour rendre

grâces de sa victoire, ou plutôt, sous ce prétexte, il vient pour épouser Pauline. Félix, épouvanté, supplie sa fille de consentir à revoir Sévère. Elle s'en défend, car elle l'aime toujours; puis elle consent par obéissance.

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