‹ Polyeucte (volume 2)Chapitre 115 sur 175 · V. 104 i. Voir la note du vers · texte numérisé non relu

V. 104 i. Voir la note du vers

^ . 10.j4. Ces sentiments, si bas qu'ils soient, ne nous surprennent pas )eaucoup ; car nous connaissons le caractère de Féli?:, et Pauline nous a lit dans le monologue qui ouvre cet acte :

Il se repent d^Jà du choix de mon mari.

\ . 10.')6. « Ces expressions : l'aulre épousait ma fille, j'acquerrais par à, cent fois plus haut, sont aussi basses que le sentiment'de Félix. Cepenlant j ai toujours remarqué qu'on n'écoutait pas sans plaisir l'aveu de ces ientimenis, tout condamnables qu'ils sont. On aimait en secret ce dévelop- )ement honteux du cœur humain; on sentait qu'il n'est que trop vrai que ouyent les hommes sacrifient tout à leur propre intérêt. » Volt.ure.

\ . 10.j7. Dans le Pompée de Corneille III, n, Achorée raconte à Charnion comment Piolémée a tait présenter a César la tète de Pompée, et •omment, à cette vue,

par un mouvement commun à la nature.

Quelque maligne joie en son cœur s'élevait. Dont sa gloire indignée à peine le sauvait.

Joi POLYEUCTE.

ALBIN

Votre cœur est trop bon, et votre âme trop haute. Mais vous résolvez-vous à punir cette faute?

FÉLIX

Je vais dans la prison faire tout mon effort

A* vaincre cet esprit par l'effroi de la mort ;

Et nous verrons après ce que pourra Pauline. loes

ALBIN

Que ferez-vous enfin, si toujours il s'obstine?

FÉLIX

Ne me presse point tant . dans un tel déplaisir* Je ne puis que résoudre, et ne sais que choisir.

ALBIN

Je dois vous avertir, en serviteur fidèle,

V. 1061. « Félix dit au moins quil déteste ces pensées si lâches; on lui pardonne un peu; mais pardonne-t-on à Albin qui lui dit qu'il a Tâme trop haute ? « Voltaire.) — « Pardonnera-t-on à Voltaire lui-même de s'être si étrans-ement mépris sur le sens de cette réponse d'Albin, représenté dans toute"! a pièce comme un homme honnête et sensible, qui défend courageusement Pauline et Polveucte contre son maitre, auquel il montre continuellement le ridicule denses craintes? Quand Félix, que Sévère, d'après la prière de Pauline, vient de solliciter en faveur de Polyeucte, dit à son confident vV, 1; :

Albin, as-tu bien \a la fourbe de Sévère? As-tu bien vu sa haine ? et vois-tu ma misère ?

Albin lui répond, avec l'indignation d'un homme raisonnable :

Je n"iii TU rien en lui qu'un rival généreux, Et ne vois rien en vous qu'un père rigoureux.

L'instant d'après, il va lui dire ilbid.) :

(iràce, gràoe. Seigneur! que Pauline l'obtienne!

Bientôt il lui remontrera le danger auquel il s'expose, en faisant mourir Polveucte. de la part du peuple; .... enfin le caractère d'Albin, soutenu dans toute la pièce, se montre encore dans le vers qu'a relevé Voltaire; il est clair pour quiconque le lira, je ne dis pas avec attention, mais sans une prévention contraire, que la réponse d'Albin ne signifie autre chose, smon : a En efifet, votre cœur est trop bon et votre âme est trop haute pour que vous puissiez vous laisser aller à de si indignes lâchetés, » et l'on voit bien qu'il ne parle à Félix de la hauteur de son âme que pour l'empêcher de se trop abaisser. « Guizot, Corneille et son temps.) V. 106i. Voir la note du vers 1083.

V. 1065. Var. : Jemplûierai puis après le pouvoir de Pauline. (Éd. 16V3-56.)

Bans \e Saint Genest de Rotrou, Flavie dira, en introduisant dans la pridu chrétien sa femme Natalie (III, v) :

Notre dernier espoir ne consiste qu'en vous.

V. 1008. Je ne puis que résoudre, c'est-à-dire : je ne sais quoi résoudre.

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