ACTE IV, SCÈNE II
Que voulez-vous de moi, flatteuses voluptés? Huuteux attachements de la chair et du monde. Que ne me quittez-vous, quand je vous ai quittés? Allez, honneurs, plaisirs, qui me hAiez la guerre :
Toute votre féhcité, iiio
Sujette à rinstabihté,
En moins de rien tombe par terre ^ ;
Et comme elle a Téclat du verre.
Elle en a la fragiUté.
douces rêveries, et généralement tout ce qui peut soutïrir à un acteur de prendre haleine, et de penser à ce qu'il doit dire ou résoudre, s'accommode merveilleusement avec leurs cadences inégales, et avec les pauses qu'elles font faire à la fin de chaque couplet. » En dépit de ce plaidoyer, les stances disparurent du théâtre à partir de 166i- : a Le dernier exemple que nous ayons des stances est dans la Thébnïde. Racine se corrigea bientôt de ce défaut; il sentit que cette mesure, ditférente de la mesure" employée dans la
Eièce, n'était pas naturelle, que les personnages ne devaient pas chano-er î langage convenu, qu'ils devenaient poètes mal à propos.» (Voltaire, éd. Beuchot. XXXV, 33.; Ajoutons qu'en 1666, Furetière, dans son Roman bourgeois, nous montre bien le discrédit dans lequel étaient tombées les stances, quand il confie à un personnage ridicule, le procureur Volliçhon, le soin de déclarer « ces couplets île vers... le plus beau des pièces » (Éd. Jannet, I,
Ê. 102-103 . Disons enfin, pour être complet, que si, de nos jours, M. 'de ornier a placé des stances dans sa Fille de Roland (II, v ) et dans son beau drame des Noces d'Attila, ce ne sont pas des monologues, mais de véritables chants : la Cha7ison des deux ëpées et le Chant de la hache.