SCÈNE III
POLYEUGTE, PAULINE, Gardes.
Madame, quel dessein vous fait me demander? Est-ce pour me combattre, ou pour me seconder? Cet effort généreux de votre amour - parfaite Vient-il à* mon secours, vient-il à ma défaite? Apportez-vous ici la haine, ou l'amitié, ne
Comme mon ennemie, ou ma chère moitié ^?
PAULINE
Vous n'avez point ici d'ennemi que* vous-même :
Seul vous vous haïssez, lorsque chacun vous aime ;
Seul vous exécutez tout ce que j'ai rêvé* :
Ne veuillez pas a'ous perdre, et vous êtes sauvé. h""
A quelque extrémité que votre crime passe.
Vous êtes innocent si vous vous faites grâce.
Daignez considérer le sang dont vous sortez.
Vos grandes actions, vos rares quahtés :
Chéri de tout le peuple, estimé chez le prince, 1175
V. H62. Même mouvement dans Théodore ly^ iv), lorsque Didyme voit entrer Théodore :
Mais eUe-rnême vient, hélas : à quel dessein? Pensez-vous m'arracher la palme de la rnain,
Madame, et
Par un charme plus fort m'attacher à la vie?