‹ Polyeucte (volume 2)Chapitre 141 sur 175 · ACTE IV, SCÈ.XE YI · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈ.XE YI

Ne peut lien sur ma gloire, et rien sur mon devoir Ici 1 honneur m'oblige, et j'y veux satisfaire • Qu après le sort se montre ou propice ou contraire Comme son naturel est toujours inconstant. Périssant glorieux, je périrai content*.

Je te dirai bien plus, mais avec confidence*- La secte des chrétiens n'est pas ce que Ion pense • On les hait : la raison, je ne la connais pomt, Et je ne vois Décie injuste qu'en ce point. Par curiosité j'ai voulu les connaître : On les tient pour sorciers dont l'enfer est le maître, Et sur cette croyance on punit du trépas Des mystères secrets que nous n'entendons* pas* Mais Gérés Éleusine et la Bonne Déesse Ont leurs secrets, comme eux, à Rome et dans la Grèce Encore mipunément nous souffrons en tous Heux, Leur Dieu seul excepté, toutes sortes de Dieux : '

^^^^V.^1406. Emilie exprimait avec plus d'éclat la même idée dans Cinna

11 peut faire trembler la terre sous ses pas Mettre un roi hors du trône et donner ses États De ses pn.sonptioi.s rougir la terre et Tonde Et changer à son gré lordre de tout le mcrade • Mais le cœur dEmilie est hors de son pouvoir. "

■ ^- lill-/' C'est là un des plus beaux endi-oits de la pièce- jamais on n'a mieux parle de la tolérance. » Voltaire.) ^ ' J'^°^^^^ ^^ ^ ^

y. 1416. Voir la note du vers 258.

V. 1419. .< De tous les mystères établis en l'honneur de différentes divim es, Il n en est pas de plus célèbres que ceux de Cérès. C'e.t eUe Léme dit-on, qui en régla les cérémonies. Pendant quelle parcourait a err^^ur le^ races de Proserpine enlevée par Piuton, elle arriva ïans la pîa^n^^ d Eleusis (en Attique, ; et, flattée de l'accueil qu'elle reçut des habitant elle leur accorda deux bienfaits signalés, l'art de l'agriculture et la connaissance de la doctrine sacrée. . (Barthélémy, Vo^jage du/elre IZTm^len Orece, cliap. lxviii ) Les mystères d'Eleusis si divisS en grand m^^.tere. en 1 honneur de Ceres, et en petits mystères en l'honneur de Pro- ^erpine. Les grands mystères se célébraient tous les ans, à la fin de l'été

tZ'Il-lV''''^^f^ r?'^";'' P-^" ^T^'.'' -^^^^agene et Xénoclès, sous là liiection dictmus; les fêtes duraient plusieurs jours. Tout initié qui aurait lyulgue ce qu'il avait vu, se serait exposé aix châtiments les plus 'ri.f • T " ^^ collège des \estales, outre l'entretien du feu éternel, est încore charge de célébrer les mystères de la Bonne Déesse 'Cvbèle^ • c'e^t ine lete annuelle qui a heu la nuit a 1 époque des calendes de mai fl" mai^l ians la maison du consul qui a les faisceaux, ou du préteur, ou du Pontife Maxime, et a laquelle il n'assiste que des femmes. Les hommes en «^ont si ieverement exclus, que le magistrat chez qui se fait la fête est obli-é de ; absenter pendant sa célébration. » (Dezobrv, Rome au siècle d'Auguste, ciire XXXII.

V. 1422. Alexandre Sévère, qui fut empereur de 222 à 235, avait admis îependant dans son culte limage de Jésus-Christ avec celles d'Orphée,

Tous les monstres d'Egypte ont leurs temples dans Rome :

Nos aïeux à leur gré faisaient un Dieu d'un homme ;

Et leur sang parmi nous conservant leurs erreurs, n

Nous remplissons le ciel de tous nos empereurs ;

Mais à parler sans fard de tant d'apothéoses,

L'effet est bien douteux de ces métamorphoses.

Les chrétiens n'ont qu'un Dieu, maître absolu de tout. De qui le seul Aouloir* fait tout ce qu'il résout; n

Mais si j'ose entre nous dire ce qui me semble, Les nôtres bien souvent s'accordent mal ensemble : Et me dût leur colère écraser à tes veux, Nous en aAons beaucoup pour être de vrais Dieux. Enfin chez les chrétiens les mœurs sont innocentes, n

d'Abraham et d'Apollonius de Tyane. — « La Campanie, disait déjà Pétrin est si peuplée de divinités, qu'on y rencontre plus facilement un'dieuqu'i homme. »

V. 1423. Isis, la déesse-génisse, était comme à Rome depuis Syl! Elagabal (218-222) répandit en Italie le culte des divinités de l'Orien Osiris, qui avait pour symbole vivant le bœuf Apis, et qui était le pe d'Anubis, le dieu-chien; Sérapis. qui devint bientôt une des divinité^ 1 plus vénéi-ées ; la pierre noire conique d'Emèse^ qui représentait le Soleil, -ii

V, 1428. Sénèque était si bien de cet avis que, dans un écrit qui lui lo peu d'honneur, il a métamorphosé Claude, non en dieu, mais en citrouill

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