‹ Polyeucte (volume 2)Chapitre 142 sur 175 · V. 1429. Un seul Dieu, Sévère trouve que c'est peu · texte numérisé non relu

V. 1429. Un seul Dieu, Sévère trouve que c'est peu

Ce Dieu, maître absolu de la terre et des cieux. (Racine, E-^thcr, III.

V. 1433. C'est sur un ton légèrement railleur que doit être prononce ■ vers.

V. 1434. Corneille se souvient peut-être d'une phrase que Cicéron prête Cotta dans son traité De la Nature des Dieux : >< Ils me paraissent binombreux. » — « Je ne m'arrêterai point à vanter l'intelligence avec laquel Baron faisait sonner le mot beaucoup, dont dépend la force de l'argumen Je veux seulement faire observer par quel moyen, indépendamment de finesse et de la justesse de ses inflexions, il captivait l'attention des spect^ teurs. Entre le pénultième et le dernier vers, il s'approchait de Fabiai feignant d'examiner s'il ne pouvait être entendu; et, comme pour oblige son confident de ne pas perdre un mot de la fin du discours, il mettait ur main sur l'épaule de Fabian avant de prononcer : ^

Nous en avons beaucoup pour être de vrais Dieux. »

Remond de Sainte- Albine, le Comédien, seconde partie, chap. XII.)

« Après ces vers venaient les quatre suivants que Corneille a supprimés

Peut-être qu après tout ces croyances pubUques Ne sont qu'inventions de sajres politiques. Peur contenir un peuple ou bien pour lérnouvoir. Et dessus sa faiblesse affermir leur pouvoir.

Le sublime auteur de Pobjeucte eut depuis quelque scrupule d'avoir foun cette pâture aux esprits faibles qui se disent forts; son génie était assez foi pour n'avoir pas besoin de faire entrer l'impiété dans les éléments de s renommée : il est si facile et si bas d'insulter la religion de son pays, qu' eût rougi d'une gloire achetée à ce prix : Corneille supprima donc ces vei dans l'édition de 1664, » (Geoffroy.)

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