V . 1604. Vivez heureux cnseinhle
a dit Polyeucte à Sévère et à Pauline; Pauline dit à son tour à Polyeucte
Vivons heureux ensemble.
V. 1606. « Que si ce n'est pas par amour, ce soit au moins par pitié. » (D'Urfé, Astrée, t. II, p. 404.)
V. 1607. Le mot désespérer nous paraît ici beaucoup plus juste qu'il ne l'était tout à l'heure (v. 1557) dans la bouche de Félix. — Corneille a singulièrement affaibli et gâté ce beau vers, en le reprenant, avec un léger changement, dans sa Théodore (III, v :
Xe désesp.'rez pa? une àme qui se dompte.
Je VOUS Tai déjà dit, et vous le dis encore,
Vivez avec Sévère, ou mourez avec moi.
Je ne méprise point vos pleurs ni votre foi; 1610
Mais de quoi que pour vous notre amour m'entretienne,
Je ne vous connais plus, si vous n'êtes chrétienne.
C'en est assez, Félix, reprenez ce courroux, Et sur cet insolent vengez vos dieux et vous.
PAULINE
Ah! mon père, son crime à peine est pardonnable; 1615
Mais s'il est insensé, vous êtes raisonnable.
La nature est trop forte, et ses aimables traits
Imprimés dans le sang ne s'effacent jamais :
Un père est toujours père, et sur cette assurance
J'ose appuyer encore un reste d'espérance. I620
Jetez sur votre fille un regard paternel : " Ma mort suivra la mort de ce cher criminel ; Et les Dieux trouveront sa peine illégitime, Puisqu'elle confondra Tinnocence et le crime,