‹ Polyeucte (volume 2)Chapitre 160 sur 175 · V. 1610. Allusion au vers · texte numérisé non relu

V. 1610. Allusion au vers

V. 1611. Corneille reprend ici, en le modifiant légèrement, un vers qui >^ trouve deux fois»dans le Cid (v. 929 et 945) :

De quoi qu'en ta faveur notre amour m'entretienne. De quoi qu'en ma faveur notre amour t'entretienne.

V- 1612. Horace faisait, comme Polyeucte, passer le devoir avant les affections de la famille, et disait à son beau-frère (v. 494) :

Albe vous a nommé : je ne vous connais plus.

V, 1614. Allusion au mot malheureux que Félix a laissé tout à l'heure (v. I066) échapper dans sa colère :

Et je me vengerais aussi bien que nos dieux.

Y. 161.0. N'obtenant rien de Polyeucte. Pauline se tourne vers Félix, et, pour Tapaiser, blâme hautement la conduite de Polyeucte. Valérie, dans le Saint Geyiest de Rotrou (V, vi), fait la même concession, au courroux de l'empereur Diocletien, son père, quand elle lui demande, au nom des comédiens agenouillés autour d'elle, la grâce de Genest :

Tous savent que son crime est indigne de grâce.

Y. 1618. Cette métaphore, qui manque de netteté, était alors à la mode ; nous lisons dans le trente-troisième des Plaidoyers historiques de Tristan (1643) : « Celui qui voudra voir des exemples fameux des misères humaines, n'a qu'à porter les yeux sur la race des Fabiens : comme c'est un sang où la Yertu imprime ses grands caractères, c'est un objet que l'Envie a toujours regardé pour l'etiacer. y> — Yoir aussi un vers de Rotrou cité dans la note du vers 46.

Y. 1619. Racine se souviendra de ce vers, quand il écrira dans sa Phèdre (v. 901) :

Un père, en punissant, Madame, est toujours père.

Page 1