V. 1729. Voir la note du vers
V. 1731. « D'où sait-elle, demande Voltaire, que Félix a sacrifié Polyeucie à la crainte qu'il a de Sévère? est-ce une révélation? >> Celle note ne peut s'expliquer que par le désir qu'avait Voltaire de mettre partout des traits d'esprit, ou par le peu de soin qu'il apporta à relire le poète qu'il avait entrepris de commenter. S'il l'avait lu plus attentivement, il aurait vu que
202 POLVEL'CTE.
Si tu ne veux périr, ma perte est nécessaire ; Polyeucte m'appelle à cet heureux trépas ; Je vois Néarque et lui qui me tendent les bras. Mène, mène-moi voir tes dieux que je déteste* : i"3"'
Ils n'en ont brisé qu'un, je briserai le reste; On m'y verra braver tout ce que vous craignez, Ces foudres* impuissants qu'en leurs mains vous peignez, Et saintement rebelle aux lois de la naissance, U-ne fois envers toi manquer d'obéissance. i'^^'
"Te n'est point ma douleur que par là je fais voir; G'jBst la ^râce qui narle, et non le désespoir. Le faut-il dire.encor, Félix? je suis chrétienne! Affermis par ma mort ta fortune et la mienne : Le coup à l'un et l'autre en sera précieux, 1745
Puisqu'il t'assure en "^erre en m'élevant aux cieux.
Pauline, au quatrième acte, bien avant d"étre touchJe de la grâce, disait déjà à Sévère : « Mon père vous craint,
et j'avance encor cette parole Que, s'il perd mon époux, c'est à vous qu'il riiurnole. •'
Félix a montr 3 pleinement à Pauline sa pusillanimité dans la dernière scène de Tacte I; Pauline a lu dans son âme, et dit dans son monologue du troisième acte : «. Mon père craint ce favori. »
V. 1734. Sur le point dètre conduit au supplice, Polyeucte, dans le récit duMétaphraste, déclarait avoir eu une vision de ce genre : « J'ai vu un jeunf homme s'avancer vers moi, et me parler, et m'inviter à oublier les choses de la terre. »
V. 1736. C'est dans la bouche de Polyeucte lui-même que l'auteur grec anonyme embelli par Siméon le Métaphraste mettait cette idée. Polyeucte, en eîîet. disait à Félix : «■ Si tu as d'autres dieux, fai>;-les apporter ici devant tous, et tu verras comment nous, serviteurs du Christ, nous devons cracher sur ces idoles. » (Bolland, Actes des Saints, 13 février, 1658.)
V. 1737. Y, c'est-à-dire dans le temple, dont Pauline n'a pas prononce le nom, mais dont les vers précédents ont fait naitre l'idée dans notre esprit.
V. 1739, Belle alliance de mots, dont Racine se souviendra dans Athalie 'IV, m), lorsque .Joad parlera
de ces fam<;ux lévites.
Qui, lorsqu'au dieu du Nil le volage Israél Rendit dans le désert un culte crirainel. D ; leurs plus chers par.-nts saintement homicides. Consacrèrent leurs mains dans le sang des perfides.