‹ Polyeucte (volume 2)Chapitre 25 sur 175 · II, IV · texte numérisé non relu

II, IV

rtreniiraculeusement converti, et devenir lui-même mi martyr. Cette A'oix céleste Tétonne et l'émeut d'abord ; puis il se figure (|iie quelqu'un

S'est voulu divertir par cette feinte voix,

et, comme le décorateur, « venant allumer les chandelles », l'avertit que

Toute la cour arrive \

il se retire, après avoir préparé la musique, pour les laisser placer. La cour s'assied; « une voix chante avec un luth », et k Martyre d' Adrien commence par un beau monologue de Genest '( seul sur le théâtre élevé ». Il fait le personnage d'Adrien, un faA'ori de Maximin, qui s'est converti au christianisme, et qui s'encourage au martyre par le souvenir des morts glorieuses dont il a été le témoin ^ :

J'ai vu (Ciel, tu le sais, par le nombre des âmes Que j'osai t'envoyer par des chemins de flammes) Dessus les grils ardents et dedans les taureaux^ Chanter les condamnés et trembler les bourreaux . J'ai vu tendre aux enfants'' une gorge assurée A la sanglante mort qu'ils voyaient préparée, Et tomber sous le coup d'un trépas glorieux Ces fruits à peine éclos, déjà mûrs pour les deux.

Il ne craint pas la mort ; il regrette seulement de laisser sa femme Natalie, qu'il atout récemment épousée. Un ami d'Adrien, le tribun Flavie (ce rôle est tenu par le comédien Sergeste), vient lui représenter combien sa conversion a irrité Maximin, qui l'aime tant; Adrien répond^ :

Qu'il cesse de m'aimer, ou qu'il m'aime chrétien.

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