‹ Polyeucte (volume 2)Chapitre 3 sur 175 · Corneille fut un très médiocre avocat · texte numérisé non relu

Corneille fut un très médiocre avocat

s NOTICE SUR PIERRE CORNEILLE (1006-1684).

Examen en 1660, et permit à la troupe de Mondory de s'établir définitivement à Paris : le théâtre du Marais allait devenir un rival redoutable pour l'Hôtel de Bourgogne K

Curneille était venu à Paris pour assister à la représentation (le sa délite. Les applaudissements qu'il obtint le décidèrent à se consacrer à la poésie dramatique ; mais il avait entendu les gens du métier reprocher à Mélite de n'être pas dans les Alugt-quatre heures % de manquer d'incidents (c'est là un reproche que nous ne songerions certes pas à faire aujourd'hui à cette comédie), et d'être écrite d'un style trop famiher; pour les satisfaire, il composa Clitandre ; 163t>). Cette tragi-comédie, si chargée d'événements qu'il ne faut pas moins de six pages à' Argument à Corneille pour en exposer le sujet % est aussi embrouillée et aussi dénuée d'intérêt que celles de Hardy. Elle n'eut pas sans doute un grand succès: car si la plupart des vingt-six hommages poétiques, que l'on trouve en tète de la première édition M 634) de la Veuve de Corneille, rappellent aAec admiration la <r ratissante » Mf'Ute'\ seiûe, une épigramme de Mairet"' fait allusion à Clitandre. La Veuve avait été couverte d'applaudissements en 1633. La Galerie du Palais fit grand plaisir la même année par son amusante mise en scène, et la Suivante et la Place Royale ne plurent pas moins en 1634. Toutes ces comédies nous paraissent aujourd'hui assez froides et sans grand intérêt; mais il ne faut pas oublier que les conversations galantes dont elles sont rempUes étaient alors à la mode, et que le pubhc, (|ui ne se lassait pas de relire les cinq mille cinq cents pages

1. En cette même année 1629, un arrêt du Conseil supprima la confrérie de la Passion, à laquelle les comédiens payaient toujours une redevance.

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