A LA REINE REGENTE
sèment que me donne cette pensée, et que je m'écrie dans ce tranj port^ :
Que vos soins, gi-aade Reine, enfantent de miracles!
Bruxelles et Madrid en sont tout interdits ;
Et si notre Apollon me les avait prédits,
J'aurais moi-même osé douter de ses oracles.
Sous vos commandements on force tous obstacles ; On porte Tépouvante aux* cœurs les plus hardis, Et par des coups d'essai - vos États agrandis Des drapeaux ennemis font d'illustres spectacles.
La victoire elle-même accourant à mon roi, p]t mettant à ses pieds Thionville et Rocroi, Fait retentir ces vers sur les bords de la Seine :
'< France, attends tout dun règne ouvert en triomphant,
Puisque tu vois déjà les ordres de ta reine
Faire un foudre* en tes mains des armes d"un enfani. >'
Il ne faut point douter que des commencements si merveilleux ne soient soutenus par des progrès encore plus étonnants. Dieu ne laisse point ses ouvrages imparfaits : il les achèvera, madame, et rendra non-seulement la régence de votre majesté, mais encore toute sa vie, un enchaînement continuel de prospérités. Ce sont les vœux de toute la France, et ce sont ceux que fait avec plus de zèle,