DE VOTRE MAJESTÉ
Le très humble, très obéissant et très fidèle serviteur et sujet,
Corneille.
râbles; battu et fait prisonnier par Piccolomini (1o99-16d6 . il mourut de ses blessures quelques mois après.
1. Ce transport dicte à Corneille un sonnet. Le sonnet, qui, dit Autran dans la Préface de ses Sonnets capricieux, « fut crié vers 1250 par un troubadour du nom de Gérard de Bourneuil », était, au temps de Corneille, très à la mode. Le sonnet semblait être fait pour les alcovistes, et les alcovistes pour le sonnet. On n'était pas honnête homme, si l'on ne savait tourner un sonnet. Quelques sonnets de Gombau.J.de Maynard,de Malleville, de Voiture, de Sarrasin, de Boisrobert, de des Yveteaux, de des Barreaux, et même de Tabbi Cotin, se laissent encore lire aujourd'hui. Le sonnet, tant goûté au xviie siècle, fut oublié dans le siècle dernier; il a été ressuscité par récole romantique, et nous ayons des sonnets excellents de Sainte-Beuve, d'A. de Musset, d'Arvers, d'Évariste Boulay, d' Autran, et de MM. .J. Soulary, E. Manuel, Sully Prudhomme, François Coppée, etc.
2. Corneille rappelle, pour les appliquer au jeune duc d'Enghien, deux vers fameux du Cid (II, n) :
Mes pareils à deux fois ne se font pas connaître,
Et pour leurs coups d'essai veulent des coups de maître.