‹ Polyeucte (volume 2)Chapitre 68 sur 175 · V. 323. Un reproche discret est caché dans ce vers. . - ^^ho · texte numérisé non relu

V. 323. Un reproche discret est caché dans ce vers. . - ^^ho

V 328 JusquVi la fin de la tragédie, Félix refusera de croire a ce te générosité, qu'il ne comprend pas, et cette défiance sera un des principaux

ressorts de l'action. , . . , ti .i.,^ r«<. fiiio >. P«;t

V 329. La répétition de cet hémistiche : « Il nous perdra, ma fille, » e^t un trait de caractère, comme le fameux « Sans dotî » de / Jwre.

V. 330. Voilà de ces vers qui mettent a jour une ame. xt^j^nt

V 332. Ce vers, peu net, veut dire : les sentiinents de ton cœur étaient bons; mais ton obéissance à ma volonté les a trahis, et nous a perdus. Le vers suivant éclaire d'ailleurs celui-ci.

i06 POLYEUCTE.

Qu'elle m'eût garanti dun état déplorable!

Si quelque espoir me reste, il n'est plus aujourd'hui :!35

Qu'en l'absolu pouvoir qu il te donnait sur lui ;

Ménage en ma faveur l'amour qui le possède*.

Et d'où provient mon mal fais sortir le remède.

PAULINE

Moi, moi I que je revoie un si puissant vainqueur*, jj^ Et m'expose à des yeux qui me percent le cœur! 3io

fj} Mon père, je suis femme, et je sais ma faiblesse; i -^ \ JJ Je sens déjà mon cœur qui pouHiiJ^Sintéjiesse, ^ ^ ^ ^f Et poussera sans doute, en dépffdema foi, ' \^a>'^ Quelque soupir indigne et de a'ous et de moi. Je ne le verrai point.

FÉLIX

Rassure un peu ton âme. •'•15

Il est toujours aimablef et je suis toujours femme ; Dans le pouvoir sur moi que ses regards ont eu, Je n'ose m'assurer* de toute ma vertu.

Je ne le verrai point.

FÉLIX

Il faut le voir, ma fille, \^ ^^n\jpé<^Ji^ Ou tu trahis ton père et toute ta famille. ^ ' :i50

Y. 336. Ces craintes de Félix, qui vont perdre Polyeucte, vont d"abord obliger Pauline à voir Sévère; c'est toujours des caractères que naîtront les situations dans cette tragédie.

Y. 344. La Monime de Racine dira de même à Xipharès {Mithridate, II, \i :

De mes faibles efforts ma vertu se défle.

Je sais qvien vous voyant un tendre souvenir

Peut m'arracher du cœur quelque indigne soupir.

A . o48. \ ar. : Je ne me r<?ponds pas de toute ma vertu. (Éd. 16V3-G0.)

(t Pauline ne se fait pas l'injure de douter de sa vertu. Elle craint les combats auxquels elle va s'exposer, et cette crainte d'une femme honnête est un sentiment respectable. Ce qu'elle craint, c'est ce dur combat et ces troubles puissants que la femme la plus vertueuse éprouve lorsqu'il s'agit de combattre un ennemi qui lui est cher et de s'armer en quelque sorte contre elle-même. « Palissot.)

Y. 349. Deux fois Pauline proteste contre la volonté paternelle; mais Félix, effrayé et tremblant pour sa place, reste inflexible; et Pauline, se rappelant ce que disaient la Camille d'Horace (I, m) et la Lucrèce du Menteur (Y, VII :

Le devoir d'une fille est dans l'obéissance,

Pauline va courber la tête, résignée, mais triste.

Y. 350. H Malheureuse preuve de l'esclavage de la rime. Toute ta famille pour rimer à fille; toute la province pour rimer k prince, » (V^oltaire.)

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