ACTE I , SCÈNE I. M
FABIAN
-ligueur, considérez....
SÉVÈRE
Tout est considéré, ju.d désordre peut craindre un cœur désespéré? Vv consent-elle pas ?
FABIAN
Oui, Seigneur, mais....
SÉVÈRE
N'importe.
i>ite Aive douleur en dépendra lAiiè forte.
SÉVÈRE
i:t ce n'est pas un mal que je veuille guérir ; ^35
Je ne veux que la voir, soupirer, et mourir.
FABIAN
Vous vous échapperez* sans doute en sa présence:
Un amant qui perd tout n'a plus de complaisance ;
Dans un tel entretien il suit sa passion,
Et ne pousse "" qu'injure et qu'imprécation. ^i<>
SÉVÈRE
Juge autrement de moi : mon respect dure encore;
Tout violent qu'il est, mon désespoir l'adore.
Quels reproches aussi peuvent m'étre permis?
De quoi puis -je accuser qui ne m'a rien promis
Elle n'est point parjure, elle n'est point légère : ^^»
Son devoir m'a trahi, mon malheur, et son père.
V 436 Daos le Saint Crenest de Rotrou (II, m, la comédienne Marcelle se moquera des fades galanteries que lui viennent débiter dans sa loge quelques jeunes seigneurs; ils lui parlent sur le ton dont parle ici Severe :
Combien, à les ouïr, je fais de languissants 1 Par combien d'attentats j'entreprends sur les sens . Ma vr.ix ren Irait les bois et les rochers sensibles: Mes plus simples regards sont des meurtres visibles : Je foule autant de cœurs que je marche de pas.
Scarron rira également, en 16o3, de ce jargon dans son Don Japhet d'Arménie (II, V; ; lin laquais et une servante sont en scène :
FOUCARAL, fi i[arh>p.
Ton bel œil m'a bless*^.