‹ Polyeucte (volume 2)Chapitre 76 sur 175 · ACTE I , SCÈNE I. M · texte numérisé non relu

ACTE I , SCÈNE I. M

FABIAN

-ligueur, considérez....

SÉVÈRE

Tout est considéré, ju.d désordre peut craindre un cœur désespéré? Vv consent-elle pas ?

FABIAN

Oui, Seigneur, mais....

SÉVÈRE

N'importe.

i>ite Aive douleur en dépendra lAiiè forte.

SÉVÈRE

i:t ce n'est pas un mal que je veuille guérir ; ^35

Je ne veux que la voir, soupirer, et mourir.

FABIAN

Vous vous échapperez* sans doute en sa présence:

Un amant qui perd tout n'a plus de complaisance ;

Dans un tel entretien il suit sa passion,

Et ne pousse "" qu'injure et qu'imprécation. ^i<>

SÉVÈRE

Juge autrement de moi : mon respect dure encore;

Tout violent qu'il est, mon désespoir l'adore.

Quels reproches aussi peuvent m'étre permis?

De quoi puis -je accuser qui ne m'a rien promis

Elle n'est point parjure, elle n'est point légère : ^^»

Son devoir m'a trahi, mon malheur, et son père.

V 436 Daos le Saint Crenest de Rotrou (II, m, la comédienne Marcelle se moquera des fades galanteries que lui viennent débiter dans sa loge quelques jeunes seigneurs; ils lui parlent sur le ton dont parle ici Severe :

Combien, à les ouïr, je fais de languissants 1 Par combien d'attentats j'entreprends sur les sens . Ma vr.ix ren Irait les bois et les rochers sensibles: Mes plus simples regards sont des meurtres visibles : Je foule autant de cœurs que je marche de pas.

Scarron rira également, en 16o3, de ce jargon dans son Don Japhet d'Arménie (II, V; ; lin laquais et une servante sont en scène :

FOUCARAL, fi i[arh>p.

Ton bel œil m'a bless*^.

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