‹ Polyeucte (volume 2)Chapitre 77 sur 175 · MARINE · texte numérisé non relu

MARINE

Va te faire panser.

V. i:39. Var. : Dans un tel désespoir il suit sa passion. (Éd. 16'>3-48.)

lli POLYEUCTE.

Mais son devoir fut juste, et son père eut raison :

J'impute à mon malheur toute la trahison ;

Un peu moins de fortune, et plus tôt arrivée,

Eût gagné l'un par l'autre, et me Teût conservée ; i-'

Trop heureux, mais trop tard, je n'ai pu l'acquérir :

Laisse-la-moi donc voir, soupirer, et mourir.

FABIAN

Oui, je vais l'assurer qu'en ce malheur extrême

Vous êtes assez fort pour vous vaincre vous-même.

Elle a craint comme moi ces premiers mouvements - 155

Qu'une perte imprévue arrache aux vrais amants,

Et dont la -violence excite assez de trouble,

Sans que l'objet* présent l'irrite et le redouble.

SÉVÈRE

Fabian, je la vois.

FABIAN

Seigneur, souvenez-vous

SÉVÈRE

Hélas! elle aime un autre, un autre est son époux î im

Y. 448. '< Un devoir ne peut être ni juste ni injuste ; mais la justice consiste à faire son devoir ; il n y a point eu là de trahison. ■» Voltaire.)

V. 430. « Lun par Vautre ne se rapporte à rien; on devine seulement qu'il eût gagné Félix par Pauline. >» 'Voltaire.)

V. 4.32" « Un général d'armée qui vient en Arménie soupirer et mourir, en rondeau, parait très ridicule aux gens sensés de l'Europe. Cette imitation des héros de la chevalerie infectait déjà notre théâtre dans sa naissance ; c'est ce que Boileau appelle mourir par métaphore. L'écuyer Fabian, qui jiarle df:> rrais amants, est encore un écuyer de roman. » (Yoltaire.

Y. 4.5i. Manière détournée et adroite de rappeler à Sévère ses proprparoles (v. 384) :

Je me vaincrais moi-même.

^ . 4.58. Var. : sans que l'objet présent l'irrite et la redouble. (Éd. 1613-60

Y'. 439. Du vers 38 i.

Y. 460. Andronic dira de même à Irène, dans VAndronic de Campistron (lU IV) :

Madame, vous vivez jour un autre que moi !

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