ACTE II, SCENE VI
rOLYElCTE.
A cet heureux transport que le ciel vous envoie,
Je recoiinais Néarque, et jen pleure de joie. 710
Ne perdons plus de temps : le sacrifice est prêt ; Allons-y du vrai Dieu soutenir l'intérêt; Allons fouler aux pieds ce foudre * ridicule Dont arme un bois pourri ce peuple trop crédule ; Allons en éclairer l'aveuglement fatal; 71:.
Allons briser ces Dieux de pierre et de métal : Abandonnons nos jours à cette ardeur céleste; Faisons triompher Dieu : qu'il dispose du reste !
XÉ ARQUE.
Allons faii^e éclater sa gloire aux yeux de tous,
VA répondre avec zèle à ce qu'il Aeut de nous ! 72»i
V. 713. « Voilà un bel exemple d'un mot bas {ridicule) employé noblement ■>'. (Voltaire., — Corneille se souvient ici de quelques vers de YAfhênais de Mairet, tout récemment imprimée; Paulin y parle (IV, 11) :
des Phébus, des Mars et des Hercules, Du véritable Dieu fantômes ridicules, Eux qui ne sont que bois, que pierre et que métal.