V. 716. Voir la note du vers
V. 7i8. Le vieil Horace disait de même a son tils et à Curiace, en terminant le second acte d'Horace :
Faites votre devoir et laissez faire aux dieux. V . 720. var. : .\Uons mourir pour lui, comme il est mort pour nous. (Éd. 16+3-^8.)
« Néarque ne fait ici que répéter en deux vers languissants ce qu'a dit Polyeucte; aussi ai-je vu supprimer ces vers à la représentation. » (Voltaire. — Nous ne reverrons plus Néarque ; c'est ainsi que dans le Cid le Comte disparait des le milieu du second acte, et que dans Horace Curiace quitte le théâtre à la fin du second acte pour aller combattre et mourir.
Dans ce second acte, l'exposition s'est achevée, et l'action vient de se nouer. — Sévère s'est montré à nous, et, si son langage nous a semblé un peu précieux, la noblesse de ses sentiments a répondu à notre attente; nous avons assisté à cette entrevue que craignail tant Pauline; nous avons admiré ces généreux amants, tandis quf Stratonice s'attendrissait à les voir se dire un éternel adieu; nous avons constaté une fois de plus que Pauline est digne de Polyeucte; nous venons de voir que .Sévère est digne de Pauline; nous connaissons maintenant assez le caractère de ces trois personnages pourn'être pas surpris de rhéroïsme auquel nous les verrons s'élever au quatrième acte. L'exposition est donc complète et l'action peut se
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nouer. — Il semble cependant au milieu du second acte qu'elle soit moins près de se nouer qu'à la fin du premier. Pauline a déclaré à Sévère qu'ils ne se reverraient plus, et Sévère s'est respectueusement incliné; il approuve la conduite de Félix; il fait même des vœux pour Polyeucte; sa présence en Arménie, si redoutée à la fin du premier acte, n'est donc plus un danger pour personne. Il va d'ailleurs, aussitôt après le sacrifice, quitter une ville où il n'a plus aucun désir de rester, où nul ne désire le voir rester. Qui donc va faire naître les incidents qui le retiendront à Mélitène, et les périls que, malgré la générosité de Sévère, Pauline, sur la foi d'un songe, craintencore pour Polyeucte? Ce ne peut plus être que Polyeucte lui-même. Aussi, dans l'admirable scène qui termine le second acte, nous le voyons, animé tout à coup d'un saint transport, sous l'influence du baptême et de la grâce, se rendre au temple dans J'inébranlabL' résolution de renverser les idoles aux yeux de Félix, aux yeux de Sévère. G'e&t ce transport de Polyeucte qui noue l'action, et l'amour que Sévère éprouve pour la femme de Polyeucte et la crainte que nous avons vu au premier acte le crédit de Sévère inspirer au timide Félix, vont, on peut le pressentir, mêler Sévère à cette action.