‹ Polyeucte (volume 2)Chapitre 97 sur 175 · ACTE III, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE II

Il no veut point sur lui faire agir sa justice «or,

Oue du traître Néarque il n'ait vu le supplice.

PAULINE

(jiKti? Néarque en est* donc?

STRATONICE

Néarque l'a séduit* :

l)(^ leur vieille amitié c'est là l'indigne fruit. (le perfide tantôt, en dépit de lui-même,

L arrachant de vos bras, le traînait au baptême. sio

\iÀ\h ce grand secret et si mystérieux Que n'en pouAait tirer ^otre amour curieux.

PAULINE

Tu me blâmais alors d'être trop importune.

STRATONICE

Je ne prévoyais pas une telle infortune.

PAULINE

Avant* qu'abandonner mon âme à mes douleurs, 815

D me faut essayer la force de mes pleurs :

En qualité de femme ou de fille, j'espère

Qu'Us vaincront un époux, ou fléchiront un pèfe.

Que* si sur l'un et l'autre ils manquent de pouvoir,

.Je ne prendrai conseil que de mon désespoir. 820

Apprends-moi cependant ce qu'ils ont fait au temple.

STRATONICE

-C'est une impiété qui n'eut jamais d'exemple ; Je ne puis y penser sans frémir à l'instant. Et crains de faire un crime en vous la racontant. Apprenez en deux mots leur brutale insolence. 825

Le prêtre avait à peine obtenu du silence,

V. 807. C'est ce qui permet à Félix de punir sur-le-champ Néarque, et d'épargner encore sou georlre; voirie vers 880.

V. 812. Stratonice, on etiét, a entendu Pauline dire à son mari (v. 116) :

Vous avez dt-s s:'crets que jo no puis savoir!

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