ACTE III, SCÈNE II
Il no veut point sur lui faire agir sa justice «or,
Oue du traître Néarque il n'ait vu le supplice.
PAULINE
(jiKti? Néarque en est* donc?
STRATONICE
Néarque l'a séduit* :
l)(^ leur vieille amitié c'est là l'indigne fruit. (le perfide tantôt, en dépit de lui-même,
L arrachant de vos bras, le traînait au baptême. sio
\iÀ\h ce grand secret et si mystérieux Que n'en pouAait tirer ^otre amour curieux.
PAULINE
Tu me blâmais alors d'être trop importune.
STRATONICE
Je ne prévoyais pas une telle infortune.
PAULINE
Avant* qu'abandonner mon âme à mes douleurs, 815
D me faut essayer la force de mes pleurs :
En qualité de femme ou de fille, j'espère
Qu'Us vaincront un époux, ou fléchiront un pèfe.
Que* si sur l'un et l'autre ils manquent de pouvoir,
.Je ne prendrai conseil que de mon désespoir. 820
Apprends-moi cependant ce qu'ils ont fait au temple.
STRATONICE
-C'est une impiété qui n'eut jamais d'exemple ; Je ne puis y penser sans frémir à l'instant. Et crains de faire un crime en vous la racontant. Apprenez en deux mots leur brutale insolence. 825
Le prêtre avait à peine obtenu du silence,
V. 807. C'est ce qui permet à Félix de punir sur-le-champ Néarque, et d'épargner encore sou georlre; voirie vers 880.
V. 812. Stratonice, on etiét, a entendu Pauline dire à son mari (v. 116) :
Vous avez dt-s s:'crets que jo no puis savoir!