V. 813. Allusion aux vers
y. 820. Peut-être songe-t-elle déjà à s'adresser à Sévère.
\. 821. Maintenant le récit détaillé du sacrilège peut être fait par Stratonice : les injures qu'elle a lancées à Polyeucte ont un peu soulagé son indignation; Pauline est instruite déjà de l'ensemble de l'événement; mais elle a besoin d'en connaître avec exactitude tous les détails pour savoir comment elli- devra parler à Polyeucte et à Félix.
^^ 82i. Vers excellent, parce que c'est un trait de caractère.
Et devers* rorient assuré son aspect*,
Qu'ils ont fait éclater leur manque de respect.
A chaque occasion de la cérémonie,
A YenTÏ l'un et l'autre étalait sa manie*, nao
Des mystères sacrés hautement se moquait,
Et traitait* de mépris les Dieux qu'on invoquait.
Tout le peuple en murmure, et Féhx s'en offense;
Mais tous deux s'emportant à plus d'irrévérence :
<( Quoi? lui dit Polyeucte en élevant sa voix, s3ô
Adorez-vous des dieux ou de pierre ou de bois? »
Ici dispensez-moi du récit des blasphèmes
Qu'ils ont Aomis tous deux contre Jupiter mêmes*.
L'adultère et l'inceste en étaient les plus doux.
« Oyez, dit-il ensuite, oyez, peuple, oyez tous. S4o
Le Dieu de Polyeucte et celui de Néarque
De la terre et du ciel est l'absolu monarque.
Seul être indépendant, seul maître du destin.
Seul principe éternel, et souveraine fin.
C'est ce Dieu des chrétiens qu'il faut qu'on remercie sis
Des victoires qu'il donne à lempereur Décie;
Lui seul tient en sa main le succès* des combats;
V. 827. « Vous avez vu que je me tournais vers l'orient : c'est pour ceux qui prient une presciùption de nos rites sacrés. Cette position se donne aux temples, quand rien ne s'y oppose : la statue du sanctuaire regarde vers le couchant afin que ceux qui viennent à l'autel, soit pour l'immolation, soit pour le sacrifice, aient la figure tournée vers l'orient et vers la statue qui est dans le temple, et qu'elle paraisse les regarder. » Dezobr.y. Rome au siècle d'Auguste, lettre XXX V.j Presque toutes nos anciennes églises sont aussi orientées, c'est-à-dire disposées de telle façon que le prétre'à l'autel regarde l'orient.
V. 828. ^ ar. : Que ion sest aperçu de lour peu de respect. i^Éd. 1643-o6.;
V. 836. De même Adrien dans le Sam^ Genest de Rotrou (III, it :
Je cherche le salut, .juon ne peut espérer De ces dieux de métal qu'on vous voit adorer;
et Genest lui- même au dernier acte (se. ii) :
Vous verrez si ces dieux de métal et de pierre Seront puissants au ciel, comme on les croit en terre.
V. 839 Voir le Credo de Polyeucte au V^ acte (v. 1665-1670). La Théodore de Corneille dira de même III, i) :
Vous leur immolez donc l'honneur de Théodore,
A ces dieux dont entin la plus s-iinte action
N'est qvi'inceste. adultère et prostitution? V. 8i0. Yar. : Oyez, Félix, suit-il. oyez, peuple, oyez tous. (Éd. 1648-06.) \ . 8ii. A ar. : Seul maître du destin, seul être indépendant.
Substance qui jamais ne reçoit d'accident. (Éd. 16+3-5C.)
V. 846. N'oublions pas que le sacrifice est oftert pour rendre hommage aux dieux des victoires de Décie et de Sévère.