‹ Polyeucte; tragédie, avec une introduction, des éclaircissements et des notesChapitre 116 sur 147 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

PQLYEUGTE.

(Les gardes se retirent aux coins du théâtre.) Source délicieuse, en misères féconde, 1105

1097. Voltaire nous apprend que de son temps on ne disait plus quérir. Dès la fin du xvii« siècle (1690), Furetière disait que c'était un « vieux mot ». Et pourtant la plupart des grands écrivains du xvn« siècle l'ont employé sans scrupule. Avec les verbes aller, envoyer, etc., il peut encore s'employer aujourd'hui.

1098. Var. Je crois que sans péril cela se peut bien faire. (1643-16B6.)

UOl. Var. Puisque c'est pour Sévère, à tout je me dispense.

— Lui-même, à mon défaut, fera ta récompense.

Le plus tôt vaut le mieux; va donc, et promptement.

— J'y cours^ et vous m'aurez ici dans un moment. (164.3-1666.)

! 1102. A défaut de, faute de, s'emploie très souvent avec un nom de choses; il est pl^is rare qu'on le trouve employé avec un nom de personne. Cependant Corneille et les tragiques contemporains se servent volontiers de ce tour :

Moi-même, d leur défaut, je serai la conquête

De quiconque à mes pieds apportera ta tète. lier aclius, 1047.)

Mon guide qu'à ce soin, d mon défaut, j'emploie

S'écrie, épouvanté, qu'il n'y voit point de foie. (Rotrou, Antigone, V, 5.)

1105. Voltaire rappelle que, dans Saint Genest, Rotrou a imité ces stances d< Polyeucte. Voici les stances de Rotrou :

Par quelle divine aventure.

Sensible et sainte volupté,

Essai de la gloire future,

Incroyable félicité; *

Par quelles bontés souveraines,

Pour confirmer nos saints propos,

Et nous conserver le repos,

Sous le lourd fardeau de nos chaîne»

Descends-tu des célestes plaines

ûedans l'horreur de nos '•aohoU*

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