‹ Polyeucte; tragédie, avec une introduction, des éclaircissements et des notesChapitre 139 sur 147 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

FÉLIx;vALBIN.

FÉLIX

Je me fais violence, Albin, mais je l'ai dû ; 1685 Ma bonté naturelle aisément m'eût perdu. Que la rage du peuple à présent se déploie, Que Sévère en fureur tonne, éclate, foudroie,

1678. Le» éditions de 1643 et 1648 partent ici en marge ; Cieon et les autrei gardes sortent et conduisent Polyeucte; Pauline le suit.

1679. La gloire, c'est encore ici la gloire céleste, comme au v. 1090. C'est à peu près de même que, dans une situation moins pathétique, le Genest de Eotrou dit à Marcelle, qui essaye de VertVayerpar la perspective des supplices :

M'ouvrant la sépulture ils m'oavriront les eieux. (V. 2.)

« Nemo mortem cogitet, sed immortalitatem, nec temporariam pœnam, sed gloriam sempiternam. » (&aint Cyprit^n, Lettre à Rogatien.)

1680. Sûr désormais de la victoire, Polyeucte n'a plus besoin de se défendre contre les entraînements de la tendresse humaine. Avant de mourir, il concilie dans ce cri parti du cœur et cette tendresse qu'il étouffait tout à l'heure ot l'amour divin auquel il a tout sacrifié.

1681. , Var. Je te siiivrai partout, et mômes au trépas.

— Sortez de votre erreur ou ne me suivez pas. (1648-1666.)

Bans le Saint Genest de Rotrou, Nathalie dit aussi à son mari Adrien : « Je ta suivrai partout, et jusque dans les feux. » (111, 4.) 1688. Foudroyer est pris absolument au figure.

Bnûn, n'espérant plus, on éclate, on foudroie. {Suite du Menteur, 55.

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