‹ Polyeucte; tragédie, avec une introduction, des éclaircissements et des notesChapitre 69 sur 147 · Xipharès dit de même à Monime, qu'il va perdre · texte numérisé non relu

Xipharès dit de même à Monime, qu'il va perdre

Quoi ! j'aurai pu toucher ud cœur comme le vôtre ! ^ Vous aurez pu m'aimer, et cependant un autre

Possédera ce cœur dont j'attirais les vœux. (Racine, Mithridate, TI, 6.

430. Ces derniers vers sont refroidis par ks termes de galanterie convenue que Sévère mêle à la sincère expression de son désespoir. Il se montre ici, non plus seulement l'amant, mais It n mourant » de Pauline, comme on disait alors. Avant Boileau, Rjotrou avait raillé ces amants langoureux qui meurent par métaphore,

Qui, mourants, languissanti«, et tout près de leur fin,

Ressuscitent le soir de la mort du matin

Tels sont des amoureux les discours ordinaires : Ils léelament toujours ces morts imaginaires; Mais tel, qui nous parait la souhaiter le plus,

Ne la demande point qu'assuré du refus. {Sœur, II, 4; Innocente infidélité, III, 1.)

Voyez, sur ce point, notre Introduction au Théâtre choisi de Rotrou.

437. S'échapper se dit de tout emportement, soit de colère, soit de passion :

Je sors, pour ne me point échapper devant vous. (Th. Corneille, l'Inconnu, IV, 2.) 440. Contrairement à Voltaire, M. Godefroy, dans' son Lexique, trouve fort «orrect et fort noble l'emploi que fait ci Corneille du \erhe pousser. En tout cas,

Page 1