‹ Polyeucte; tragédie, avec une introduction, des éclaircissements et des notesChapitre 75 sur 147 · Cruelle à pour cruelle envers · texte numérisé non relu

Cruelle à pour cruelle envers

Vous voyez à quel point sa haine m'est cruelle. {Nicomède, 1267.)

Les dieux depuis longtemps me sont cruels et sourds. (Racine, Iphigénie, II, t.)

521. Voyez que, reconnaissez que; que^ dans ces tournures, a souvent le sens de comme :

Voyez juTieurensement, dedans cette rencontre ,

Votre rival lui-même à vous-même se montre. {Menteur, I, 6.)

Voyez qu\xn bon génie à propos nous l'wivoie. {Horace, I, 1.)

« Un devoir, observe Voltaire, ne peut être ni ferme ni faible ; c'est le cœur qui l'est. Mais le sens est si clair que le sentiment ne peut être affaibli ». 11 eçt clair ici, en effet, que devoir vaut tUra : une femme qui ferait moins bieo son devoir.

Var. De plus bas sentiments n'auraient pas méritée

Cette i)nrf,iite amour que vous m'avez poi tée. (1643-1648, in 4*.) — De plus bas sentiments d'Une aideur moins discrète N'auraient pas mérité cette am>)ur si parfaite. (1648, in-12, 1666.)

ES3. Var. Ah I Pauline, excusez une aveagle douleur. (1643-1660.)

526 Var, Je nommais inconstance et prenais pour des crimes

D'un vertueux devou- U»s eCoi ts légitimes. ^1643-16ê6 ,

POLYEUGTE

Faites voir des défauts qui puissent à leur tour Affaiblir ma douleur avecque mon amour.

Hélas! cette vertu, quoique enfin invincible, Ne laisse que trop voir une âme trop sensible. Ces pleurs en sont témoins, et ces lâches soupirs Qu'arrachent de nos feux les cruels souvenirs : Trop rigoureux effets d'une aimable présence Contre qui mon devoir a trop peu de défense I Mais, si vous estimez ce vertueux devoir, Conservez-m'en la gloire et cessez de me voir. Eparg^nez-moi des pleurs qui coulent à ma honte; Epargnez-moi des feux qu'à regret je surmonte; Enfin épargnez-moi ces tristes entretiens. Qui ne font qu'irriter vos tourments et les mieu^.

PAULINE

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