‹ Polyeucte; tragédie, avec une introduction, des éclaircissements et des notesChapitre 76 sur 147 · Avecque, forme alors usitée A' avec · texte numérisé non relu

Avecque, forme alors usitée A' avec

Après ne me réponds qv!avecque cette épée. {Cîd, III, 6.) J'ai souffert cet outrage avecque patience. {Rodogune, 1795.)

Molière, Boileau, Racine même, du moins dans ses premières pièces, ont écrit avecque en certains cas. Selon Ménage, avecque doit précéder les mots commençant par une consonne ; Vaugelas distinguo entre ces mots, mais est d'avis qu'on doit écrire avec devant une voyelle. Corneille, fait remarquer M. Marty- Laveaux, en supprimant avecque dans presque tous les passages où il Tavait d'abord mis, a contribué plus que tout autre à faire abandonner cette forme; à partir de 1650, il n'écrit plus qu'avec. Pourtant M. Littré croit que la forme avecque pourrait être encore employée en poésie.

535. M. G éruzez rappelle ces vers de Racine où témoin est pris aussi dans le lens de preuve :

Songez combien de fois vous m'avez reproché " Un silence témoin de mon amour caché. {Bajazet, V, 4,)

Dans ses Mémoires, M''» Clairon dit qu'elle s'efforçait à mettre une différence sensible aux yeux entre les deux amours qui partagent le cœur de Pauline : les larmes que lui arrachait la présence de Sévère coulaient en abondance du fond de Tâme ; celles qu'elle versait pour Polyeucte sautaient de ses yeux, poussées tantôt par l'humanité, tantôt par l'impatience. A cet endroit de la pièce elle avait raison ; plus tard elle avait tort.

544. Irriter, au figuré, accroître ; voyez la note du v. 630. Il est probable que Racine se souvient de ces paroles de Pauline, lorsqu'il fait dire par sa Monime à Xipharès :

Enfin, je me connais, il y va de ma vie : De mes faibles efforts ma vertu se défie. Je sais qu'en vous voyant un tendre souvenir Peut m'arracher du cœur quelque indigne soupir Que je verrai mon âme en secret déchirée Revoler vers le bien dont je suis séparée; * Mais je sais bien aussi que s'il dépend de vous De me faire chérir un souvenir si doux. Vous n'empêcherez pas que ma gloire offensée N'en punisse aussitôt la coupable pensée. Que ma main dans mon cœur ne vous aille chercbtr Pour y laver ma honte et vous en arracher. Que dis-je? eu ce moment, le dernier qui nous resti^

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