L'antithèse est ici froide et cherchée
562. Yor. Je la veux éviter, mêmes au sacrifice. (1643-1666.)
Il s'agit du sacrifice que Sévère va offrir aux dieux pour les remercier de lui avoir accordé la victoire.
565. Content de, sens du mot latin contentus, se contentant de ma ruine, c'està-dire d'avoir ruiné mes espérances, mon bonheur.
566. Sur heur, voyez la note du v. 99. — « C'est le généreux humain dans toute sa beauté. (Sainte-Beuve, i^or^-i?o,yaZ, I, 6.) ^
569. « Ces sentiments sont touchants : ce dernier vers convient aussi bien à la tragédie qu'à la comédie, parce qu'il est noble autant que simple ; il y a tendresse et précision. » (Voltaire. )
570. Perd et désespère, placés l'un à la fin de l'hémistiche, l'autre à la fin du vers, forment une consonnance qui blesse l'oreille. (M. Géruzez.)
572. « Corneille sentait bien que l'entrevue de deux personnes qui s'aiment ef qui ne doivent pas s'aimer ferait un très grand effet et l'Ilotel de Rambouillet ne sentit pas ce mérite. Jusqu'ici on ne voit à la vérité dans Pauline qu'une femme qui n'a point épousé son amant, qui l'aime encore et qui le lui dit quinze « jours ap»%r ses noces. Mais c'est une préparation à ce qui doit suivre, au péril de son mari, à la fermeté que montrera Pauline en parlant à Sévère pour ce mari même, à la grandeur d'âme de Sévère. Voilà ce qui rend l'amour de Pauline infinfment théâtral et digne de la tragédie ». (Voltaibe.)