ACTE II. SCENE VI
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NÉARQUE, PÔLYEUGTE.
NÉARQUE
Où pensez-YOus aller ?
Au temple, où l'on m'appelle.
NÉARQUE
Quoi ! vous mêler aux vœux d'une troupe infidèle ! Oubliez-vous déjà que vous êtes chrétien?
Vous par qui je le suis, vous en souvient-il bien ? 640
NÉARQUE
J'abhorre les faux dieux.
Et moi, je les déteste.
NÉARQUE
Je tiens leur culte impie.
* . ' Et je le tiens funeste.
NÉARQUE
Fuyez donc leurs autels.
Je les veux renverser, Et mourir, dans leur temple, ou les y terrasser.
Allons, mon cher Néarque, allons aux yeux des hommes 64-1 Braver l'idolâtrie, et montrer qui nous sommes : C'est l'attente du ciel, il nous la faut remplir; Je viens de le promettre, et je vais l'accomplir.
641. On voit par ce vers que détester avait alors un sens au moins aussi fort qu'aôAorrôr, plus énergique aujourd'hui, parce que détester , repousser dvec barreur, maudire, s'est écarté de son sens étymologique, detestari.
Je m'abhorre encor plas que ta ne me détestes. (Racinb, Phèdre, II, 5.)
De même, au vers suivant, funeste aura toute la valeur du latin funestus, funus, pernicieux, fatal, mortel.