Tenir, regarder comme ; comparez le v
Qne m'oiïrirait de plus la fortune ennemie
A moi qni tiens le trône égal à l'infamie. {Pompée, 810.)
ft44. Var. Et mourir dans leur temple on bien les en chasser. (1643-1656.)
647. Remplir V attente, répondre aux espérances que le ciel a conçues de nous. Corneille dit de même remplir mal l'attente.
Tout 00 qui brille moina remplit mal son attente. {Eoracet 1664.)
m POLYEUGTK
J« rends grâces au Dieu que tu m'as fait connaître
Do cette occasion qu'il a sitôt fait naître, 650
Où déjà sa bonté, prête à me couronner,
Daigne éprouver la foi qu'il vient de me donner.
NÉARQUE
Ce zèle est trop ardent, souffrez qu'il se modère.
On n*en peut avoir trop pour le Dieu qu'on révère.
NÉARQUE
Vous trouverez la mort.
Je la cherche pour lui. $55
NÉARQUE
.Et si ce cœur s'ébranle ?
Il sera mon appui.
NÉARQUE
Il ne commande point que Ton s'y précipite.
Plus elle est volontaire, et plus elle mérite.
NÉARQUE
Il suffît, sans chercher, d'attendre et ae souffrir.
On souffre avec regret, quand on n'ose s'offrir. 660
NÉARQUE. t
Mais dans ce temple enfin la mort est assurée.
Mais dans le ciel déjà la palme est préparée.
NÉARQUE
Par une sainte vie il faut la mériter.
Mes crimes, en vivant, me la pourraient ôter.
651. 11 s agit ici de la couronne glorieuse cbi martyre, sûre promesse de la béatitude.
658. Plus elle mérite, plus elle est méritoire. Mériter n'est guère pris ainsi absolument que dans le style mystique ou théologique ï «^Ce ne sont ni les austérités du corps, ni les agitations de l'esprit, mais les bons mouvements du cceur qui mériter^. » (Pascal, Lettres à M^^" de Roannez, 6.)
Si lu veux mériter, si tu veux croître en grâce. (Corneille, Imitation, I, 1168.)
660. Aux V. 684 et 768, le verbe s'offrir a, comme ici, la signification mystique (5c s'offrir en holocauste. C'est ce que, dans le même style, on appelle Voblation. Voyez la définition qu'en donne Pascal dans la Lettre sur la mort de M. Pascal U père.
664. En vivant, tournure remarquable pour si je vivais; on ne la jugerait plus eorrecte aujourd'hui parce que, grammaticalement, en vivant n'a pas le même sujet que lo verbe de la proposition principale. M. Ghassan g (Grammaire, p. 374) cite avec cet exemple d'autres exemples empruntés à Racine