LXXX.— NEW- YORK AU TEMPS DES HOLLANDAIS
Dans ces temps heureux, une famille bien réglée se levait toujours au point du jour, dînait à onze heures, et se couchait au coucher du soleil. Le dîner était invariablement un repas privé, et les vieux et gras bourgeois manifestaient des symptômes non équivoques de désapprobation et de mécontentement lorsqu'ils étaient, à pareils moments, surprispar la visite d'un voisin. Mais bien que nos dignes aïeux fussent singulièrement peu enclins à doDner à dîner, cependant ils cultivaient les liens sociaux de l'intimité par des banquets renouvelés de temps à autre, et appelés tea-parties^ c'est-à-dire, réunions ovi on prend le thé.
Ces réunions fashionables étaient généralement en vigueur parmi les plus hautes classes ou la noblesse ; c'est-à-dire parmi ceux qui possédaient des vaches, ou qui jouissaient d'une voiture à eux. La société se réunissait ordinairement à trois