CIV.— UN NAUFRAGE
Les autres embarcations, la chaloupe et la pinasse, avaient été brisées dès le commencement de la tempête ; et la position de la barque n'était pas des plus belles, attendu qu*il n'y avait pour voile que deux couvertures, et pour mât une rame que, par bonheur, un jeune garçon avait jeté par-dessus la lisse du navire ; et c'est à peine si deux bateaux auraient pu sauver tous ceux qui se trouvaient à bord, encore moins les provisions nécessaires.
Le crépuscule régnait, car le jour sans soleil descendait sur l'océan solitaire, comme un voile qui, s'il était levé, ne